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Line-Up :

Jon Anderson (chant)

Steve Howe (guitare)

Chris Squire (basse)

Alan White (batterie)

Rick Wakeman/Patrick Moraz (claviers)

 

 

Yes - Yesshows (1980)

 

Chansons Qui Tuent :

The Gates Of Delirium

Ritual (Nous Sommes Du Soleil)

Don't Kill The Whale

 

   

 

    

 

 

Yesshows est un double album live du grand Yes comportant sept titres enregistrés entre 1976 et 1978. On retrouve le line-up du Classic Yes sur tous les titres à l'exception de Gates Of Delirium et de Ritual (Nous Sommes Du Soleil) où Patrick Moraz remplace Rick Wakeman aux claviers. L'interprétation des chansons est, vous vous en doutez, sans faille apparente et diffère avec les live récents de Yes dans la mesure où le jeu est nettement plus dynamique. Nos cinq gaillards étaient encore jeunes à l'époque et le moins que l'on puisse dire est qu'ils semblaient fougueux!

En effet, Gates Of Delirium, particulièrement, est jouée ici dans une version bourrée de matières explosives! Jon Anderson se lâche corps et âme dans la première partie tandis que Steve Howe joue au "qui mieux-mieux psychédélique" en proposant des plans plus biscornus les uns que les autres. Le final, Soon, est tout bonnement exquis, la side guitar fera des ravages parmi les plus sensibles auditeurs! Le chant, pris d'une douceur retrouvée, est langoureux, apaisant et met an valeur une des plus belles mélodies qu'ait trouvé le gang de Chris Squire. La partie centrale de Ritual (Nous Sommes Du Soleil) est elle aussi divine, improsivée de bout en bout par un groupe jouant en totale télépathie. Il est intéressant d'entendre Patrick Moraz jouer Ritual (Nous Sommes Du Soleil) car sa vision du morceau est assez différente de celle de Rick Wakeman, co-compositeur de celui-ci. Il donne à ce monument une touche nettement plus sombre qui n'est pas pour me déplaire.

A côté de ces deux géants, les cinq autres titres ont du mal à s'imposer et c'est bien normal. Citons tout de même le joyeux Don't Kill The Whale qui passe toujours bien l'épreuve de la scène. Il donne l'occasion au quintet de se lâcher dans des sonorités parfois un peu douteuses comme lors du solo de claviers. Toutefois, des titres légers comme Don't Kill The Whale ou Wonderous Stories sont nécessaires à l'équilibre de ce disque qui peut donner mal au crâne à cause de la compléxité de son contenu. Même si Wonderous Stories est assez loin d'être la plus grande réussite de la carrière de Yes, le groupe parvient toujours à magnifier ses compositions en concert.

Au reste du menu figurent Parallels, Time And A Word et Going For The One. Ils valent principalement pour les deux derniers morceaux cités, assez intéressants mais pas incroyables de génie créatif pour autant. Je regrette quand même la présence sur Yesshows de Parallels, chanson dont je n'ai jamais bien compris l'enthousiasme des fans. Pourtant le groupe semble l'apprécier au vu de l'interprétation faite sur ce disque. Vous l'aurez compris, Yesshows est, à l'image de la discographie tout entière de Yes, séparé entre sa partie prog pur jus et sa partie à tendance pop variété. Si la plupart des lecteurs seront curieux d'entendre le contenu de la première, le professionnalisme de Yes est déjà bien présent sur Yesshows et comme aucun titre du fabuleux Yessongs n'y est joué, ce double album fait figure de son parfait compagnon pour représenter ce que la formation mythique du rock progressif anglais avait dans le ventre au cours des années 70 qui, faut-il le rappeler, étaient ses heures de gloire.

 

16/20

 

-the lord (Août 2004)

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