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Wacken Open Air 2006 - Live Report - Première journée 03-04-05 août 2006 par Cosmic Camel Clash |
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Après 18 heures (!) passées sur la route, j'arrive aux aurores à la Grande Mecque du métal, le Lieu Ultime des chevelus, la ville qui incarne le true power from the holy steel of Fire aux yeux du monde entier : Wacken, siège du plus prestigieux festival de heavy-metal et de métal extrême du globe. Et il n'y a pas à dire, ça fait du bien d'être de retour! La légendaire supérette Spar (elle figure sur les cartes postales) a vu comme chaque année un tiers de sa surface convertie en un immense rayon bière et dès 6h30 du matin je croise des poilus qui vont comme moi faire leurs réserves pour les trois jours qui arrivent. Et je commets ma première erreur, à savoir l'achat d'une caisse de Wacken Skoald, la bière officielle du festival : c'est une infâme soupe amère qui rappelle la bière Lidl en beaucoup moins bon. Et j'en ai pris dix litres! Entre ça et l'averse démentielle qui s'abat sur mes collègues et moi peu après le montage des tentes ont pourrait croire l'affaire mal engagée… fort heureusement le soleil revient et se met même à cogner dur peu avant l'ouverture du site.
Le Wacken Open Air est une affaire de passionnés qui ont à cœur de proposer aux festivaliers un évènement s'améliorant d'année en année, et ça se voit. Les améliorations sont perceptibles d'entrée : les serviettes sont désormais en vente aux douches et plus au merchandising, la tente presse propose de nouveaux services (gravure de CDs entre autres) et le nombre de stands de nourriture a augmenté et s'est diversifié. C'est une émanation directe de l'esprit propre au Wacken, cette volonté consciente de célébrer le métal en tant que musique, que style de vie et que mode de pensée qui ne se retrouve dans aucun autre festival avec une telle intensité. Ici la population amusée soutient à 100% les hordes de chevelus qui se déversent dans ses rues une fois par an, et le respect des personnes et des biens fait partie intégrante de l'idéologie ambiante. Lors de la première édition du Hellfest à Clisson les murs étaient taggués et les routes jonchées de verre brisé après quelques heures ; ici le festival a lieu depuis près de vingt ans et la ville est toujours impeccable. A bon entendeur…
Le jeudi est traditionnellement la petite journée du Wacken, avec juste une grosse tête d'affiche et quelques seconds couteaux. Cette année la soirée est placée sous le règne des frères Schenker : le Michael Schenker Group permet à son leader d'assurer un set plein avant d'aller assurer le guest avec Scorpions plus tard dans la soirée. Je découvre totalement le groupe et la surprise est malheureusement douloureuse : sans être foncièrement déplaisant le MSG délivre un set tout à fait quelconque, à l'image du jeu de guitare de sa star. Schenker joue correctement sans plus et la déception est très grande pour moi qui l'attends au tournant à chaque solo. Ses doigts accrochent et manquent de fluidité, ses soli sont peu inspirés et son toucher rock semble surtout camoufler ses carences évidentes. Quand on sait que les fans du bonhomme le comparent à un mélange entre le shred de Malmsteen et le toucher d'Angus Young c'est un comble! J'ai déjà vu dix mille fois plus technique et la présence scénique inexistante du personnage n'arrange rien… c'est le bassiste-choriste déjanté qui fait le show au final et le MSG plie bagage après un show de power-heavy à l'allemande sans aucun relief. Il est temps pour Scorpions (cliquez ici pour le live-report détaillé) d'investir les lieux et de tout détruire, à la grande surprise de votre serviteur qui une fois le concert fini va se coucher sans demander son reste.


