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TOWERS OF LONDON
Blood, Sweat & Towers (2006)
LINE UP :
Donny Tourette (chant)
Dirk Tourette (guitare)
The Rev (guitare)
Tommy Brunette (basse)
Snell (batterie)
Towers Of London Blood, Sweat & Towers
CHANSONS QUI TUENT :
Fuck It Up (Acoustic)
Air Guitar
CHRONIQUEUR :
[MaelströM]
(Juin 2006)
NOTE :
05 / 20

Approchez, approchez, venez voir le nouveau phénomène de foire fort comique que nous offre TVT ! Si vous vous êtes approché en lisant ça, vous êtes immédiatement autorisé à reculer et à aller voir ailleurs si j’y suis, car vous ne trouverez ici rien de bien intéressant. Juste de la soupe passéiste régurgitée par des gamins mélancoliques. Malheureusement les gars, il aurait fallu naître il y a trente ans, car aujourd’hui votre sauce est consternante de niaiserie.

Mais attention à ce qu’on dit, car on a affaire à de vrais rebelles rien qu’en lisant leurs titres : Fuck It Up, Kill The Pop Scene, I’m A Rat… Tout un programme ! Le tout largement saucé à la sauce hard-punk. A priori rien de mauvais, et pourtant… Le batteur manque de style, le bassiste n’est audible que quand les guitares s’arrêtent, et par-dessus tout, le chanteur est vraiment un cataclysme ambulant ! Pourtant ce n’est pas dans le punk qu’on demande le plus de talent, mais ce type-là ne fait même pas l’affaire pour ça. Essayez de résister à l’intro’ de Northern Lights pour voir… Ignoble.

La sauce fonctionne à moitié, des titres entraînants comme Air Guitar peuvent séduire par l’impression brute de décoffrage qui en ressort mais l’énergie retombe vite. Des morceaux plus hard-rock tels que I’m A Rat se montrent séduisants si on a beaucoup bu, mais l’impression générale reste lamentable. Que cela ne soit pas original n’est pas mauvais en soi, mais on ne peut passer sur le fait que ça soit mal traité. On attend de ce genre de disques qu’ils vous fassent regretter l’ère punk, qu’ils vous fassent sauter, qu’ils vous donnent l’impression que les Pistols ou les Clash sont de retour ! Mais rien de tout ça… Tout au plus une mauvaise parodie des Guns ’n’ Roses.

Au fond, on ne peut qu’être attristé de voir ces jeunes gens qui ne semblent pas encore avoir compris que le punk 70s, c’est mort, et que pour contester et être jeune de nos jours, on fait du rap (Eminem a prouvé que ce n’est pas réservé aux noirs), mais pas « ça ». Par « ça », j’entends les titres les plus abominables de l’album, comme Beaujolais ou Believing. Même une seule écoute entière de ce Blood, Sweat & Towers se révèle mauvaise pour la santé. Quand on ne sait pas travailler de la musique qui a déjà été faite, on évite au moins de singer ses (nobles) aînés.

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