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The Burning, le
deuxième album de Thunderstone, avait montré une évolution
musicale des
Finlandais qui souhaitaient s'éloigner de leurs sonorités à la
Sonata Arctica un peu trop évidentes. Tools Of Destruction
s'inscrit dans la droite lignée de son prédécesseur en mettant
encore plus l'accent sur les midtempos et sur les influences hard
rock comme nous le prouve I Will Come Again. Il en résulte une petite touche rétro
qui cotoie un style moderne à la production impeccable. A
l'évidence, après s'être cherché, Thunderstone a trouvé ses
marques pour proposer une musique personnelle et soignée.
Certains fans de la première heure vont toutefois faire grise mine
tant Tools Of Destruction est marqué par une bonne partie de chansons
lentes ou midtempos laissant à Pasi Rantanen davantage l'occasion
de faire vibrer la fibre émotionnelle que de se lancer des tirades
haut perchées et hyper mélodiques à la Scandinave (Tool Of The
Devil, I Will Come Again, Welcome To The Real...). Le dernier
et très bon titre Land Of Innocence donne l'opportunité au
chanteur de passer en revue tous ses registres et par la même
permet au quintet de mettre en lumière l'ensemble de ses qualités,
le sens de la dynamique (l'excellente et délicate partie
intermédiaire) ainsi qu'une assise mélodique à toute épreuve en
fer de lance.
Du côté des titres plus classiques, on peut noter
Weight Of The World, Without Wings ou encore The Last Song; ces deux
derniers possèdant des claviers typiquement nordiques. Après avoir entendu de
telles chansons depuis le classique Visions de Stratovarius, il devient de
plus en plus difficile d'accrocher, surtout lorsque la mélodie n'a
rien de spécialement fédératrice. La même remarque pourra être
faite à Feed The Fire même si ce titre symbolise totalement la
volonté de se démarquer de la scène speed finlandaise. A
l'écoute de cette chanson, on imaginerait presque Thunderstone sur
un label tel que Frontiers Records tant le style se rapproche de
ceux des combos les plus heavy de ce label.
On ne pourra
toutefois pas trouver grand
chose à redire à l'interprétation: tout est soigné depuis le
chant à forte tendance américaine de Pasi Rantanen aux riffs et
soli précis de Nino Laurenne (Without Wings en tête) en passant par la production en béton
armé. En somme Thunderstone joue bien des morceaux téléphonés,
voire fades. C'est le cas entre autres de la power ballad Another
Time, prévisible comme le scénario d'un blockbuster hollywoodien.
Au final, on fera sur Tools Of Destruction la même remarque qu'à
The Burning: pourquoi ne pas aller explorer davantage les morceaux
complexes comme Land Of Innocence car c'est bien là que le groupe
montre son meilleur visage et qu'il se démarque entièrement des groupes évoluant sur le même créneau.
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