>
|
|
|
|
Thunderstone - The Burning (2004) |
|
Thunderstone a fait un début de carrière remarqué avec son premier album éponyme. La qualité de l'éxécution de celui-ci était assez remarquable, ne lui manquait que la qualité de composition. Par ailleurs, les fans Français ont pu voir le groupe en première partie de Stratovarius en avril 2003. En 2004, les Finlandais reviennent avec l'envie sévère d'évoluer comme en témoigne le tempo globalement plus apaisé de The Burning. Une évolution sensible mais toutefois insuffisante pour se hisser à la hauteur des cadors du genre, bien ancrés dans leurs positions.
Pourtant le disque commence TRES fort avec Until We Touch The Burning Sun, titre extrêmement varié et riche tout en gardant une cohésion inébranlable. Les parties instrumentales sont excellentes et le refrain tout autant. On constate de la plus éclatante des façons les progrès accomplis par Pasi Rantanen qui varie ses intonations tout au long du morceau. Mais Until We Touch The Burning Sun reste bien esseulé au milieu de morceaux speed mélodiques très traditionnels (Break The Emotions, Side By Side, Tin Star Man...) et des slow/midtempos conventionnels (Mirror Never Lies, Sea Of Sorrow...). A l'image de sa production, The Burning est bon mais donne l'impression qu'il aurait pu être sorti par n'importe quel groupe de heavy speed.
Heureusement Thunderstone s'appuie sur de solides arguments pour rendre de tristes compositions relativement intéressantes: un sens prononcé de la mélodie et du "refrain qui tue" (Break The Emotions, Spire, Drawn To The Flame et Evil Within) et une technique collective sans faille. Technique qui sait aussi se faire discrète et laisser la place à la belle voix de Pasi Rantanen comme sur la ballade qui carbure au piano, Sea Of Sorrow. Avec son timbre légèrement écorché et à fleur de peau, le chanteur de Thunderstone se montre relativement original dans son interprétation et parvient à rendre audible ce genre de ballades qui sont souvent considérées comme des échecs par les mélomanes.
Le premier album sorti en 2002 pouvait se vanter d'avoir un invité de marque: en effet, Timo Tolkki venait y jouer un solo de guitare. The Burning perpétue cette tradition avec Michael Romeo en guest star! Il vient poser un solo pas vraiment à la hauteur de son talent sur le titre Drawn To The Flame, qui coincidence ou non, est proche dans l'esprit des vieux morceaux de Symphony X, particulièrement lors du refrain. Ce groupe est très clairement une influence digérée de Thunderstone (les sons de claviers) et l'apparition de Michael Romeo ne fait que confirmer cette idée.
Thunderstone ne se défait pas avec The Burning de son image de groupe de première partie mais les progrès à tous les niveaux sont sensibles et prometteurs. On appréciera la volonté de se démarquer de Sonata Arctica, la principale comparaison faite à l'époque de la sortie de Thunderstone. Seul le dernier morceau, Evil Within, fait immédiatement penser à cet illustre groupe mais l'on ne peut dire que ce soit le point fort du disque. La réussite du futur de Thunderstone réside entièrement dans les morceaux plus complexes qui raviront tous les types de public.
12.5/20
-the lord (Décembre 2003)
Acheter ce disque et écoutez en des extraits ici!