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Line-Up :

Andy Tillison (chant+claviers)

Roine Stolt (guitare+chant)

David Jackson (saxophone+flûte)

Sam Baine (piano)

Jonas Reingold (basse)

Guy Manning (guitare+chant)

Zoltan Csorsz (batterie)

 

The Tangent - The Music That Died Alone (2003)

 

Chansons Qui Tuent :

In Darkest Dreams

Up-Hill From Here

 

   

         

                  

        

            

 

 

Je ne compte plus depuis longtemps les side projects des membres des Flower Kings mais il faut bien admettre que la qualité est souvent au rendez-vous dans ces disques. The Tangent avec The Music That Died Alone ne déroge pas à la règle et se paie même le luxe d'être largement plus intéressant qu'Unfold The Future! Il se dégage de ce disque une pêche et un entrain hors du commun pour du progressif; le saxophone et les trois chanteurs y sont surement pour quelquechose. Un super groupe qui, à l'image de ses membres, fusionne le meilleur du prog' sur trois décennies...

On retrouve de très nombreuses ambiances jazz sur The Music That Died Alone qui sonnent comme autant de mouvements parmi les hamonies de notes typiquement flowerkingiennes. La batterie de Zoltan Csorsz est majestueuse dans les parties les plus aérées (The Midnight Watershed) et Jonas Reingold fait toujours galopper sa fretless dans son style si caractéristique (In Dark Dreams). Sam Baine et David Jackson sont les responsables de l'orientation jazz très accentuée qui donne toute l'originalité à une longue pièce épique comme In Darkest Dreams (qui comporte la bagatelle de huit sous morceaux) qui aurait pu sombrer dans la pâle copie de Transatlantic.

Pourtant dès l'ouverture (Prelude - Time For You) on sent que The Tangent frappe fort: vous en connaissez beaucoup des intros de cette trempe vous? Elle matérialise en deux minutes tout l'interêt du progressif: de sublimes mélodies dynamiques appuyées par des musiciens de haute volée et qui deviennent de plus en plus complexes. Up-Hill From Here s'incrit dans le même style; le saxophone donne un côté inédit à la musique et les lignes de chant sont on ne peut plus originales. Pour en revenir à In Darkest Dreams, le reste de la suite sera moins envolée mais il est tout de même difficile de ne pas apprécier Night Terrors et son refrain accrocheur. Ce mouvement sera d'ailleurs repris pour clore la chanson dans une délicieuse apothéose.

The Cantebury Sequence accentue encore plus le côté jazzy de la musique et son premier mouvement, Cantermemorabilia, est un régal. On appréciera les lignes de chant et la batterie de Zoltan Csorsz, toujours précise. On est bien loin d'une musique endiablée comme sur Prelude - Time For You; non ici les musiciens misent sur la légéreté: chacun d'entre eux donne l'impression d'improviser tour à tour dans son coin. C'est l'interêt de ce disque: une qualité d'ensemble incroyable pour des titres diversifiés au possible. Les super groupes sont trop souvent une opération marketing; mais The Tangent possède le membre adéquat à chaque poste et l'osmose entre les musiciens est à son maximum.

The Music That Died Alone ne se complait pas dans une musique démonstrative mais est loin d'être évidente non plus notamment en ce qui concerne les changements de rythme, incessants. Roine Stolt nous abreuve régulièrement de ses soli floydiens progressifs à fond (Up-Hill From Here) comme il a pu le faire brillamment également sur l'album Sonic Boulevard de son compère clavériste Tomas Bodin. Le piano est joué par une virtuose, Sam Baine, qui nous fait l'étalage de son talent sur A Serenade qui ouvre la suite The Music That Died Alone. La deuxième partie du morceau, Playing On..., est très belle mais un peu plus faible musicalement; l'écriture est un iota moins inspirée. Heureusement la fin de Paying On... est nettement meilleure et ratrappe totalement la semi déception.

The Music That Died Alone est un des meilleurs albums prog' de ces dernières années, c'est une évidence, son seul défaut résidant dans les transitions pas toujours astucieuses, surtout dans In Darkest Dreams, qui font qu'il est difficile de considérer les trois chansons épiques comme de véritables ensembles mais plutôt comme une suite de petits morceaux similaires. Par ailleurs la durée est très réduite, 48 minutes seulement, pour une musique qui prend souvent son temps. Cela reste toutefois bien maigre à côté de l'emsemble hautement qualitatif de l'oeuvre... 

 

16.5/20

 

-the lord

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