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Line-Up :

Conor Deasy (chant)

Daniel Ryan (guitare)

Padraic McMahon (guitare+basse)

Ben Carrigan (batterie)

Kevin Horan (claviers)

 

 

The Thrills - Let's Bottle Bohemia (2004)

 

Chansons Qui Tuent :

The Irish Keep Gate-Crashing

Tell Me Something I Don't Know

 

 

   

 

    

 

 

Après avoir raflé nombre de récompenses diverses à travers le monde, après avoir été encensés par tous les mag’à’zik (©Daphné) avec leur premier album, le quintet de Dublin revient avec un second disque qui ne me donne pas envie de découvrir le premier! La pierre se doit d’être posée: c’est du Rock/Folk à la UK’s touche, avec une pointe d’Irlande. En toute connaissance de cause donc, l’on se délecte d’avance de déguster une galette pop British telle qu’il en pullule en ce moment, et ça ne rate pas: dès le premier titre, on se prend à comparer les Thrills à Stereophonics (pour la voix), aux Rolling Stones pour le swing, à Badly Drawn Boy, Keane, Coldplay pour le ton léger et le piano omniprésent, et avec comme note plus personnelle, ces violons irlandais vachement bien imités aux synthés qui viennent vous chatouiller les tympans. Un beau mélange sur le papier… Mais une ratatouille indigeste dans la platine!

On passe la première chanson, certes de bonne facture mais qui donne l’impression d’avoir été déjà entendue cent fois; à la deuxième, on fait la grimace: la structure musicale ne diffère guère, la mélodie sent le réchauffé, mais c’est mignon quand même. Les fans de gentille pop Travis, Starsailor ou Coldplay apprécieront certainement, et l’on parie sans trop de risques que le groupe sera massivement diffusé sur les antennes françaises dédiées, telles que RTL2, Europe 2 ou Le Mouv’. Les plus vieux se régaleront aussi certainement de retrouver un peu de leur jeunesse dans ce disque qui évoque Bob Dylan, Creedence Clearwater Revival, les Stones ou les Beatles.

Au troisième titre, on ose penser au foutage de gueule; et puis, au quatrième, on crie au scandale. L’album passe sans que l’on s’aperçoive que les chansons changent: elles auraient pu toutes être mixées en un seul titre, que personne n’aurait été choqué. L’ensemble pourtant prometteur est finalement d’une platitude et d’une fadeur incommensurable, la production chiche n’arrangeant rien. D’accord, ce n’est pas du Metal bien lourd qui réclame une production monstrueuse, mais un travail moins linéaire aurait sûrement pu aider à dissiper un tant soit peu l’ennui que l’on éprouve à l’écoute de ce disque – d’autant plus que le producteur détient à son palmarès, la production des albums de Marilyn Manson, entre autres.

Ennui, qui se meut rapidement en énervement, la voix éraillée du chanteur - qui sied pourtant si bien à Stereophonics – provoquant une inénarrable envie de couper le son: si une voix déchirée peut être sensuelle, elle est ici, couinante, grailleuse, fatigante et fort désagréable – et à l’instar de tout l’album, monocorde, monotone. Ca va deux minutes, mais point trop n’en faut. Mais ne soyons pas si vénéneux: The Thrills ne brille ni par son originalité ni par son énergie, mais ça reste frais, gentil, ça passe facilement et même si le tout est plat et lisse, ça ne peut que plaire aux amateurs chevronnés de Pop-Folk, qu’elle soit moderne ou d’époque. Avec une mise en garde toutefois: le niveau se situe nettement plus en dessous des références cités plus haut.

 

10/20

 

Daphné (Janvier 2005)

 

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