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Line-Up :

Andy Tillison (claviers+chant)

Roine Stolt (guitare+chant)

Sam Baine (claviers+chant)

Jonas Reingold (basse)

Zoltan Csorsz (batterie)

Guy Manning (guitare+chant)

Theo Travis (saxophone+flûte)

 

The Tangent - The World That We Drive Through (2004)

 

Chansons Qui Tuent :

The Winning Game

 

 

 

   

 

 

    

 

 

Le premier album de The Tangent, The Music That Died Alone, avait séduit par son mélange de Van Der Graaf Generator et de The Flower Kings. Certainement un des tout meilleurs album sorti en tant que side project des rois des fleurs suédois, on ne savait pas trop si le groupe allait continuer à exister. Finalement l'attente n'aura pas été longue puisque un an après sa commercialisation The Tangent récidive avec The World That We Drive Though. Pas de grosse révolution dans le style, cet album suit la feuille de route établie en 2003 sans énormément progresser...

Morceaux épiques à profusion sur cet album: le plus court des cinq dure près de huit minutes! Rarement un signe de qualité, cette longueur va conduire l'auditeur dans un état de sommeil éveillé durant les cinq chansons de The World That We Drive. En effet, aucune d'entre elles ne brille par une quelconque intelligence de composition. Tous les titres se contentent de jammer sans se soucier de suivre une quelconque ligne directrice. Seuls l'ouvreur et le dernier titre sont plus soignés de ce point de vue.

Néanmoins, à l'écoute de Photosynthesis ou Skipping The Distance, on se pose des questions sur l'intérêt d'avoir gravé ces morceaux. Certes Skipping The Distance possède un saxophone dynamique qui réveille et aére quelque peu une chanson convenue, mais est-ce bien suffisant? La seconde partie de The Winning Game ou la longue entame de A Gap In The Night sont elles aussi ennuyeuses et semblent porter aux nues le délayage! Les parties instrumentales sont interminables et n'ont aucun point d'ancrage tangible... On a toujours cette désagréable que le groupe a composé deux ou trois riffs par titre et qu'ensuite il se contente d'improviser autour de manière inégale.

Le pire est atteint sur les lignes de chant, totalement insipides (sauf quelques brefs passages de The World We Drive Through et de The Winning Game, les deux meilleurs morceaux), sur l'ensemble du disque. Roine Stolt s'en sort relativement bien sur The Winning Game mais il ne fait que répéter les recettes qu'il utilise avec brio dans The Flower Kings. Evidemment, le groupe est excellent techniquement. Qui pourrait se lasser du lumineux Zoltan Csorsz qui peut laisser libre cours à ses tendances jazzy sur un album dont il sort encore grandi? On n'en dira pas autant des facultés d'écriture de ses camarades Andy Tillison et Roine Stolt qui ont semble-t-il bien besoin de prendre des vacances... De toute façon lorsqu'un side project sort ses albums plus rapidement que le groupe de base, on est en droit de se poser quelques questions sur la qualité de la marchandise proposée.

 

09/20

 

-the lord (Octobre 2004)

 

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