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THE PHANTOM OF THE OPERA
The Original Motion Picture Soundtrack (2005)
 
 
 

COMPOSE PAR :
Andrew Lloyd Weber
 
 
 
 

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CHANSONS QUI TUENT :
The Phantom Of The Opera
Masquerade
Down Once More/Track Down This Murderer

CHRONIQUEUR :
Lord Henry
(Février 2005)
 
 

NOTE :
15 / 20
 
 
 
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La nouvelle de Gaston Leroux Le Fantôme De L’Opéra a décidément inspiré un grand nombre de musiciens, y compris en metal (Iron Maiden, Iced Earth, Nightwish, etc). Pour l’heure, il s’agit de la Bande Originale de la récente adaptation cinématographique de l’œuvre, dirigée par Joel Schumacher; une comédie musicale fidèle à l’ambiance du récit originel, aux costumes chatoyants et au casting impressionnant. Ce disque s’adresse aux plus ouverts d’esprit d’entre vous, puisqu’il ne reprend ni plus ni moins que les thèmes mi-pop mi-opéra composés pour l’adaptation scénique du livre. Le responsable? Bien évidemment le grand Andrew Lloyd Weber, qui signe déjà entre autres le célèbre Jesus Christ Superstar.

Cette B.O. nous plonge dans l’ambiance magique de l’Opéra de Paris du XIXème siècle, et donne vie à cette jolie histoire d’amour impossible. Les vocalistes impliqués dans l’affaire sont tous de grands professionnels, et l’on y retrouve de grands chanteurs et chanteuses lyriques aussi bien que de « simples » chanteurs pop; parmi lesquels brille particulièrement la belle Emmy Rossum, la Christine de l’histoire, au timbre magnifiquement envoûtant et à l’aise dans les deux registres. Le disque s’ouvre sur le fameux thème du Fantôme de l’Opéra, avec son orgue flippant, en version instrumentale et orchestrée, mais néanmoins assez orientée rock par la présence de la batterie. Monumentale introduction, qui annonce un « Think Of Me » des plus torturés, symbole de la relation ambiguë entre Christine et son prétendant Raoul. Piano, vents, cuivres et violons parsèment les pièces de la comédie musicale, pas si évidente que ça musicalement; Andrew Lloyd Weber a profité de l’occasion qui se présentait pour revoir sa copie et perfectionner ses compositions. Le résultat frise souvent le somptueux, notamment grâce à un orchestre grandiloquent.

Mais curieusement, ce sont les moments intimistes qui sont le plus souvent privilégiés. « Angel Of Music » et « The Mirror » suivent tous deux une mélodie tristounette, harpes à l’appui, qui offre une première approche de la personnalité d’Erick le « fantôme »; avant que celui-ci n’entame avec Christine LE chef-d’œuvre, plus poppy celui-là, « The Phantom Of The Opera » la chanson-titre, sombre et mélodique, que vous connaissez tous, où Emmy Rossum en ferait presque oublier l’interprète originelle Sarah Brightman. Ce splendide morceau retrouve ici une seconde jeunesse. On a même droit à un petit lead de gratte électrique sur le mouvement final… Nostalgie. « Prima Donna » et sa conclusion magnifique à plusieurs voix  met bien en valeur les ténors et les sopranos, pour le côté comédie musicale de la B.O., rejoint dans cet esprit par un sublime « Masquerade » qui fait intervenir au rythme des tambours énervés tous les protagonistes pour un refrain inoubliable.

On ressent ensuite avec Christine le désespoir de son « Wishing You Were Somehow Here Again », puis avec le fantôme la solitude et la tension au son de « The Point Of No Return »… Une pléiade d’émotions inonde le disque de toutes parts, avant les multiples et éclectiques mouvements du long medley « Down Once More / Track Down This Murderer », qui prend l’allure de dialogue chanté, du plus bel effet, même si la voix pseudo-agressive du fantôme, censée symboliser sa détresse et sa folie, n’est pas pleinement convaincante. Fort de cette richesse d’émotions, le disque s’achève sur « Learn To Be Lonely », une ballade dispensable car un peu niaise. Mais ne gâchons pas notre plaisir; Andrew Lloyd Weber signe de grandes compositions, dont l’esprit, au final, n’est pas tellement éloigné du rock. Celles et ceux qui n’en veulent pas à leur professeur de musique du collège d’avoir tenté de les initier à la « grande » musique, à l’opéra, peuvent essayer; la transition est idéale. Pour les autres, un peu de diversité n’a jamais fait de mal…

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