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THE MOB
The Mob (2005)
 
 

 
 
 

LINE UP :
Doug Pinnick (chant)
Reb Beach (guitare)
Timothy Drury (claviers)
Kelly Keagy (batterie)
Kip Winger (basse)
 
 

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CHANSONS QUI TUENT :
One Track Mind
I Will Follow
 

CHRONIQUEUR :
David
(Novembre 2005)
 

NOTE :
14 / 20
 
 
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The Mob. Il y avait de quoi être méfiant envers cette réunion de seconds couteaux du hard rock. Encore un "super groupe" crée de toute pièce par le label Frontiers Records, on se demandait bien ce que ça pouvait donner. Et surtout, ce qu'un gars comme Doug Pinnick pouvait aller faire là dedans. Avant toute chose, il vaut mieux préciser que le guitariste Reb Beach (Winger, Whitesnake) est le leader du projet; Doug Pinnick est juste un simple exécutant. Donc, rien à voir avec King's X, c'est du hard rock 80 pur jus, avec (hélas) le formatage habituel amené par les productions Frontiers Records. Car oui, niveau production, on sent un peu trop leur patte, comme c'est le cas sur bon nombre des albums qui sortent sur ce label. Si comparaison il devait y avoir avec King's X, ce serait au niveau des quatre premiers albums du trio, car la production typée 80's de The Mob s'en rapproche évidemment. Ca s'arrête là.

A l'origine, Reb Beach avait déjà tout composé tout seul, et ce n'est qu'après qu'il a cherché des musiciens pour l'accompagner. Et comme Winger avait déjà tourné avec King's X, Reb Beach s'est dit que son pote Doug Pinnick devrait faire l'affaire. Bien lui en a pris, Doug Pinnick est un "dieu" et prouve sa flexibilité à chanter dans un registre qui n'est d'habitude pas le sien. Je dirais même que l'intérêt de l'album repose grandement sur les vocalises du père Doug , à croire qu'il transforme tout ce qu'il touche en or (ou presque). Avec un autre chanteur, dans un style hard rock américain, je ne suis pas sûr qu'on aurait autant apprécié l'album.

Reb Beach n'est pas un guitariste exceptionnel, il n'a pas un jeu très personnel non plus. Et vas-y que je t'en mets plein la vue pendant trente secondes quand je fais un solo, et vas-y que je te place une petite descente lors du refrain à la fin du morceau! Bref, il regroupe tous les clichés des années 80. Heureusement, c'est un bon compositeur. L'album ne dure que quarante-trois minutes, et ce n'est pas plus mal vu que la recette déployée est toujours la même: des mid-tempos assez enlevés, des refrains accrocheurs et directs et des claviers "FM" très discrets. Si l'album avait été plus long, on aurait fini par s'ennuyer. Pour les choeurs, ça se rapproche plus de Mr. Big que d'Europe, donc ça reste assez musclé. Doug Pinnick n'étant pas du genre à beugler sur tout un album, l'ensemble reste très mélodique tout en étant efficace (un des points forts du disque). Doug se permet tout de même à une ou deux reprises des vocalises aiguës, comme il avait essayé de le faire sur sa reprise foireuse de Van Halen (Light Up The Sky), avec Yngwie Malmsteen et Billy Sheehan.

A part cela, deux ballades et deux instrumentaux viennent varier un peu la sauce. Pour les instrumentaux, c'est du sous-Satriani! Le premier (Guitar Solo) dure une minute vingt et rappelle carrément ce que le Satch faisait sur l'album patchwork Flying In A Blue Dream, avec les instrus très courts, propice à l'utilisation de techniques diverses et variées (très ennuyeux donc)! Sauf que Joe Satriani lui-même a cessé depuis belle lurette de faire ce genre de morceaux, qui n'avaient de l'intérêt que dans les années 80, quand les guitar-heros représentaient l'attraction du moment. Le second instrumental (Spaghetti Western): du hard rock instrumental typique de Joe Satriani là encore, tout à fait dans le style "Highway 666 Forever", BO de Hartley Coeurs A Vif, Auto Moto et j'en passe. Aucun intérêt. Pour les deux ballades, The Magic est chanté par le batteur Kelly Keagy (Night Ranger), il s'en sort bien. Et l'autre (I Want To Live Forever) est acoustique et bien sympa, chanté par Doug. On sent toutefois un léger décalage entre chant et musique, comme si le Doug était trop "bien" pour se rabaisser à ce style.

Un album qui ne restera pas dans les annales, mais qui s'écoute d'une traite, sans prise de tête. Une fois de temps en temps, en prenant la bagnole, ça fera toujours du bien par où ça passe. Et puis, ça permet de nous retrouver encore une fois en agréable compagnie avec Doug Pinnick en lead vocals. C'est toujours ça de pris!

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