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THE FLOWER KINGS
Paradox Hotel (2006)
 
 

 
 
 

LINE UP :
Roine Stolt (guitare+chant)
Hans Froberg (chant+guitare)
Tomas Bodin (claviers)
Jonas Reingold (basse)
Marcus Liliequist (batterie)
Hasse Bruniusson (percussions)
 

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CHANSONS QUI TUENT :
Monsters & Men
 Jealousy
Selfconsuming Fire

CHRONIQUEUR :
-the lord
(Mars 2006)
 

NOTE :
13 / 20
 
 
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Trouver quelque chose à dire sur un (double) album des Flower Kings ou un de leurs prolifiques side projects semble être un exercice encore plus fastidieux que d'en assurer la composition. Vu le rythme des sorties, on est en tout cas en droit de se questionner... Une question que l'on se pose en revanche pas est de savoir quel style sera pratiqué sur Paradox Hotel. Etant approvisionné tous les quatre à six mois d'un ou plusieurs albums, on peut suivre l'évolution des différents musiciens plus facilement que ceux, au hasard, de Tool. Quand bien même le dernier album solo de Roine Stolt, Wall Street Voodoo, était un peu plus direct et pop que d'habitude, on ne doutait pas une seconde que le nouveau The Flower Kings reviendrait à un prog rétro teinté de mélodies joyeuses. Tout juste.

Toutefois, étant donnée la quantité gargantuesque de musique contenue sur Paradox Hotel, il serait très réducteur de le limiter à cela. Il y a autant d'expérimentations (Pioneers Of Aviation, The Unorthodox Dancing Lesson) que de pièces épiques (Monsters & Men, Minor Giant Steps, End On A High Note) et de morceaux étranges (The Way The Waters Are Moving, Bavarian Skies) ou encore de titres aux mélodies entraînantes (Jealousy, What If God Is Alone, Selfconsuming Fire voire Life Will Kill You écrit par Hans Froberg): un bon fourre-tout en somme. Il fallait bien cela pour tenir éveiller l'auditeur car, on ne se refait pas, Paradox Hotel n'est pas un disque très tonique et ses plus de deux heures de longueur n'aident pas à se défaire de cette étiquette. Le départ de Zoltan Csörsz, la non-participation de Daniel Gildenlöw et des titres de pur remplissage tels que Bavarian Skies ne sont pas non plus pour dynamiter les choses.

D'un point de vue musical, The Flower Kings ne lâche pas ses influences de toujours avec des clins d'oeil plus qu'appuyés à Steve Hackett (Selfconsuming Fire), Pink Floyd (Touch My Heaven et son solo) mais surtout l'omniprésent Yes (Minor Giant Steps, Hit Me With A Hit ou Pioneers Of Aviation). Pourtant la combinaison claviers/guitare et le rôle massif joué par les percussions donnent à la musique un son et un caractère uniques; un cahier dans lequel Stolt et Bodin arrivent tant bien que mal à écrire de nouvelles phrases en utilisant toujours les mêmes mots. On évolue donc en territoire connu mais les surprises ne sont pas légion et plutôt concentrées dans un premier disque surpassant d'un bonne tête le second.

Paradox Hotel est un peu moins convaincant qu'Adam & Eve sorti en 2004 car il se disperse un peu trop entre morceaux de haut niveau dignes du Roine Stolt des grands jours et chansons technico-passéistes que l'on a déjà l'impression d'avoir entendues des dizaines de fois. Nul doute que l'importance accordée aux longs, et pour la plupart très lassants, passages instrumentaux joue un rôle fondamental dans tout cela. Il serait grand temps que The Flower Kings nous prenne par surprise et sorte un album concis, sans supplément de sauce progressive, car Paradox Hotel dans ses moments les plus directs se montre plus plaisant que ce à quoi nous pouvions nous attendre de la part des Suédois.

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