>

ACHETER CET ALBUM NEUF
(EXTRAITS AUDIO DISPO)!

 

 

ACHETER CET ALBUM D'OCCASION



THE DEVIN TOWNSEND BAND
Synchestra (2006)
 
 

 
 
 

LINE UP :
Devin Townsend (chant+guitare)
Brian Waddell (guitare)
Ryan Van Poederooyen (batterie)
Mike Young (basse)
Dave Young (claviers)
 
 

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
CHANSONS QUI TUENT :
Babysong
Triumph
Notes From Africa

CHRONIQUEUR :
-the lord
(Décembre 2005)
 

NOTE :
16 / 20
 
 
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .


Fraîchement sorti du dernier album de Strapping Young Lad, Alien, Devin Townsend peut de nouveau se consacrer à sa carrière solo, celle qui propose une musique plus calme et nuancée. Entouré des mêmes musiciens que sur son précédent disque solo, le Canadien nous amène en ce début d'année 2006 un bien beau Synchestra. Situé entre Accelerated Evolution et Terria, cet opus fait planer un sentiment de bien-être au fil des plages qui se fondent les unes dans les autres. Car oui, Synchestra semble n'être qu'un gros morceau de bravoure où l'on retrouve entre -voire au sein de- les chansons sérieuses (Triumph, Notes From Africa, A Simple Lullaby) des passages légers plutôt étonnants pour du Devin Townsend (Vampolka, Vampira ou la plage cachée Sunshine & Happiness).

Et quand il parvient à fusionner ces deux aspects on se retrouve avec un Babysong aux paroles plus qu'étranges. Cette chanson montre une progression typique de Townsend, commençant de manière très mélodique pour monter en puissance grâce à des passages rythmiquement très entêtants. La production est évidemment exceptionnelle et permet de goûter toutes les couches qui composent le résultat final. La recette ne change pas radicalement d'un album à l'autre mais il n'y a bien que Devin Townsend pour arriver à un résultat aussi exotique. Quelques autres titres comme Sunset ou Notes From Africa contiennent eux aussi un fort sentiment de dépaysement.

La grande force de Synchestra par rapport aux albums précédents est sa tracklist. Celle-ci est nettement moins cérébrale que par le passé. Au lieu de balancer d'entrée de jeu ses morceaux les plus complexes, Townsend installe lentement l'auditeur dans son univers notamment par le biais d'un très bon morceau introductif, Let It Roll. Et lorsque le premier titre texturé arrive, il prend bien soin de faire redescendre l'attention avec le doublon Vampolka/Vampira. Dans ces conditions, à l'exception de Sunset ainsi que de Sunshine & Happiness, la fin de l'album est donc nettement moins directe et plus "intellectuelle". Un peu moins réussie aussi. Même si on ne peut pas critiquer la qualité des colossaux Gaia ou A Simple Lullaby, on attend de la part d'un artiste de la trempe de Devin Townsend une plus grosse prise de risque. Synchestra ne présente que des risques calculés, garantissant certes une musique grandiose mais qui forcément aura moins d'impact que les anciens disques.

Il faut dire qu'après avoir signé des albums tels que Terria ou Infinity, on pense toujours que Townsend va à la fois donner dans l'excellence et l'innovation. Cette dernière est tout de même présente sur Synchestra, parfois pour le meilleur (Vampolka), parfois pour le pire (l'intro de Pixillate), mais elle ne fait que rarement le poids par rapport à des morceaux peut-être plus prévisibles mais aussi plus efficaces. Ajoutez à cela quelques fautes de parcours (Judgement, Mental Tan) et vous obtenez un album où le génie cotoie les stéréotypes mais où la classe innée du Canadien parvient à donner les coups de reins nécessaires pour en faire tout de même une attraction à ne surtout pas manquer.

RETOUR A L'INDEX

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .