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THE DARKNESS
Permission To Land (2003)
 
 

 
 
 

LINE UP :
Justin Hawkins (chant+guitare+claviers)
Dan Hawkins (guitare)
Ed Graham (batterie)
Francis Poullain (basse)
 
 
 

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CHANSONS QUI TUENT :
Get Your Hands Off My Woman
Friday Night
Growing On Me

CHRONIQUEUR :
-the lord
(Décembre 2005)
 

NOTE :
15.5 / 20
 
 
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Une des sensations de l'année 2003 sort aujourd'hui son second album. Pourtant jusqu'à présent The Darkness était boudé dans nos colonnes. Non pas que nous trouvions leur premier méfait, Permission To Land, mauvais mais surtout parce que nous ne voyions pas trop l'intérêt de cette bande de barjots. Essayant de surfer sur la vague des groupes en "The", le quartette anglais se démarquait tout de même de toute la scène revival par un son plus heavy et des influences évidentes de combos tels que Queen et AC/DC (généralement méprisés par les groupes en vogue). Le but de The Darkness semblait même d'arriver à reproduire le côté léger et humouristique de ces deux légendes. Et finalement, deux ans après sa sortie, Permission To Land passe plutôt bien malgré la descente en flèche dont a été victime le groupe dans la presse bien pensante.

Evidemment, la subtilité ne semble pas être le point fort des frères Hawkins. Autant musicalement que dans les textes, c'est gras et rentre-dedans. Mais l'objectif est atteint: The Darkness avec Permission To Land vous fera forcément décocher quelques sourires et vous mettra de bonne humeur pour la journée si vous décidez de vous réveiller avec des titres comme Growing On Me ou Get Your Hands Off My Woman. Bien entendu, il est possible de rester insensible au chant très personnel de Justin Hawkins. Techniquement irréprochable, il a d'ores et déjà marqué de son empreinte l'histoire du rock. On retrouve dans sa voix entre autres des pincées de David Coverdale, Freddie Mercury, David Lee Roth, Dani Filth, Ronnie James Dio, j'en passe et des meilleurs. Ses montées (fréquentes) et ses descentes (nettement moins) peuvent même évoquer de loin la recette appliquée par System Of A Down. Dans les deux cas, le résultat est le même: il dépayse l'auditeur et crée instantanément la marque de fabrique de ces groupes. Cela n'est tout de même pas donné à n'importe quelle formation, d'autant plus qu'il s'agit là, rappelons-le, d'un tout premier essai.

Les fans de la période la plus fantaisiste de Queen crieront sans doute au scandale tant le groupe peut passer facilement pour une mauvaise parodie et ce sans même évoquer le comportement du chanteur sur scène. Néanmoins, s'arrêter à cela serait faire preuve de mauvaise foi. Certes, Permission To Land comporte de nombreux passages qui renvoient directement à la musique de Mercury/May/Taylor/Deacon -mais qui peuvent sonner finalement plus comme du Spinal Tap- toutefois dans une scène rock où les attitudes de rockers transis font recette il est bon de se remémorer que l'on peut aussi se montrer très professionnel en prônant la déconne (Stuck In A Rut, Friday Night, Get Your Hands Off My Woman).

Sur Friday Night, réponse directe au Lazing On A Sunday Afternoon d'A Night At The Opera, The Darkness rend un vibrant hommage à cette influence omniprésente de Queen grâce à une légéreté de ton qui n'aurait pas déplu à Freddie lui-même et à un solo de guitare très inspiré tout droit sorti de la guitare de Brian May. Quand on sait que le groupe parvient également sur commande à être mordant comme un dogue du hard rock et tendre comme une fleur, on se dit qu'il y a de bonnes possibilités d'évolution pour un OVNI musical qui se doit d'atterrir dans votre chaîne hi-fi.

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