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THE DARKNESS
One Way Ticket To Hell... And Back (2005)
 

 
 
 

LINE UP :
Justin Hawkins (chant+guitare+claviers)
Dan Hawkins (guitare)
Ed Graham (batterie)
Richie Edwards (basse)
 
 
 

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CHANSONS QUI TUENT :
Hazel Eyes
One Way Ticket
 

CHRONIQUEUR :
-the lord
(Décembre 2005)
 

NOTE :
10.5 / 20
 
 
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Avec leur premier album, Permission To Land, The Darkness avait frappé très fort: voix originale, riffs old school, bonne humeur, ambiance revival Queen etc. Tout cela se fondait dans un ensemble étonnant de spontanéité permettant au quartette d'accéder à une notoriété aussi immense que rapide. Deux ans après ce succès planétaire, les frères Hawkins présentent un One Way Ticket To Hell... And Back, totalement surprenant... On n'a plus vraiment l'impression d'entendre le même groupe tant tout s'est assagi à tous les niveaux. Les riffs sont pop, le chant est propre et ne monte plus dans les aigus que de manière très convenue. Bref, tout ce qui faisait l'identité de The Darkness s'est évaporé pour laisser place à de la musique bien fade et tombant dans la majorité des pièges que Permission To Land avait su éviter.

One Way Ticket To Hell... And Back semble être conçu comme un album hommage à des groupes ou artistes tels que Def Leppard (Dinner Lady Arms), Ennio Morricone (l'intro de One Way Ticket) et bien évidemment Queen (Blind Man, English Country Garden). De Queen il est d'ailleurs plus question que jamais puisque Roy Thomas Baker, le producteur, est celui qui a déjà bossé avec les Anglais emmenés par Freddie Mercury sur Sheer Heart Attack et l'indispensable A Night At The Opera. Pas de chance, malgré des idées d'instrumentation qui valent le détour, Baker ne parvient à provoquer le talent d'un groupe semblant s'être endormi sur le succès d'or et de platine de Permission To Land. 

Il n'y a que quelques chansons isolées qui parviennent à éviter les horribles sonorités conformistes. Porte-drapeau de cette délégation, Hazel Eyes aurait eu sa place sur le premier album et aurait même remonté le niveau de l'ensemble. Sur ce titre comme sur Girlfriend, Justin Hawkins retrouve toute sa fougue et sa voix de castra qui nous avaient enchanté. Même les guitares sont percutantes et affichent un visage doux dans les couplets pour retrouver leurs sonorités hard pop dans le refrain et les soli. One Way Ticket, premier single, n'innove guère en dehors de l'intro mais parvient néanmoins à ses fins grâce à de bonnes mélodies. Celles-ci font cruellement défauts sur ce disque et particulièrement sur Bald, Seemed Like A Good Idea At The Time et Blind Man qui cherche bien trop à ressembler à Queen (encore eux).

The Darkness et son nouveau bassiste Richie Edwards se montrent également moins amusants que par le passé (Girlfriend, Seemed Like A Good Idea At The Time). Il n'y a pas sur One Way Ticket To Hell... And Back de paroles aussi légères et bien vues que celles de Friday Night. Toutes ces déconvenues font de l'album une authetique déception mais quelques idées, principalement dans l'orchestration, devraient constituer un tremplin idéal pour les disques à venir. On espère sincèrement que le groupe se rattrapera car son positionnement demeure un des plus originaux et mieux assumés de la scène rock des années 2000.

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