|
Super
Extra Gravity, plus de six mois après sa parution, n'a guère
perdu de son intérêt. Comme pressenti dans ma chronique de
l'album, le disque gagne en intensité au fil des écoutes et ne
montre encore aucun signe d'essoufflement. L'idée de retrouver
les morceaux-phares de ce CD combinés aux classiques des
Cardigans dans une des plus sympathiques salles parisiennes était
plutôt agréable: c'est ce qu'ont dû se dire les quelques mille
quatre-cents personnes présentes dans un Bataclan quasi-complet.
Premier
constat: le groupe a travaillé la dimension visuelle. Les lights
feutrées et variées font mouche et compensent une timidité
globale des musiciens. Seule Nina Persson, faisant valoir l'inévitable
atout
charme, se met quelque peu en avant tout en restant dans les
limites du raisonnable.
The Cardigans mise avant tout sur ses chansons et on ne pourra pas
le blâmer avec des imparables telles que Little Black Cloud,
Don't Blame Your Daughter, Erase/Rewind, My Favourite Game, Good
Morning Joan ou le dernier tube en date
I Need Some Fine Wine And You, You Need To Be Nicer. La voix de
Nina est parfaite du début à la fin du concert bien qu'on pourra
lui reprocher de pas reproduire autant de subtilité et
d'incorporer autant d'émotion qu'en studio.
A la batterie,
Bengt Lagerberg impressionne par sa précision et son feeling
même s'il a tendance à jouer un peu trop fort pour ce type de
musique accordant beaucoup d'importance aux atmosphères. Seul
point noir, l'ultime rappel constitué par Communication, morceau
le plus important du groupe selon sa chanteuse mais qui a toujours
laissé votre schizophrène de seigneur indifférent. Mais
peut-être suis-je simplement dégoûté que Nina ne m'ait pas
envoyé une rose comme elle l'a fait en fin de show à une dizaine
d'heureux élus... La cerise sur la gateau, on appelle ça.
|