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THE AGONY SCENE
The Darkest Red (2005)
 
 

 
 
 

LINE UP :
Mike Williams (chant)
Chris Emmons (guitare)
Steve Kaye (guitare)
Brent Masters (batterie)
Brian Hodges (basse)
 
 

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CHANSONS QUI TUENT :
My Dark Desire
 
 

CHRONIQUEUR :
-the lord
(Juillet 2005)
 

NOTE :
09 / 20
 
 
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Le premier album de The Agony Scene présentait un style très suédois. Un nouveau line-up et un disque plus tard, le groupe change quelque peu et nous fait entendre une musique très ancrée dans la New Wave Of American Heavy Metal. Pas très surprenant de voir ce groupe signé chez Roadrunner Records. Ce label semble se faire une fierté de signer des clones, la majorité de ses groupes appartenant à cette tendance n'ayant aucune originalité particulière si ce n'est une envie plus ou moins forte d'édulcorer leur musique par des éléments plus pop et/ou atmosphériques...

The Agony Scene fait inconstestable partie de ceux qui ne font pas de compromis. Le chant agressif et écorché vif de Mike Williams (à ne pas confondre avec le chanteur au patronyme identique d'Eyehategod) parle de lui-même. Tirant vers le black, notamment sur Scars Of Your Disease, il n'en demeure pas moins un chant typiquement emocore. Pour autant il ne résiste pas à quelques incursions dans le chant clair (Screams Turn To Silence, Prey, Procession, My Dark Desire) afin d'élargir la cible potentielle. Malheureusement ces quelques apparitions ne sont guère convaincantes, manquant d'affinités mélodiques, et déservent le propos agressif de The Agony Scene plus qu'autre chose. Sur My Dark Desire, The Agony Scene se transcende en proposant du bon riff thrash avec des une mélodie dans le refrain sur laquelle Soilwork en personne n'aurait sûrement pas craché.

La production, pour sa part, renforce efficacement l'artillerie lourde déployée par la section rythmique et les guitares. Divinement précise et puissante, elle ne manquera pas de vous pousser à headbanguer sur les passages les plus rythmiques. Pourtant, malgré cela on ne retrouve jamais la relative inspiration du premiet album ou ce qui fait de formations comme Chimaira, Trivium ou Killswitch Engine les leaders de la NWOAHM... The Agony Scene se contente ici d'appliquer à la lettre ce que les djeunz attendent d'un groupe de l'écurie Roadrunner. Sans le chant, il serait sans doute impossible de faire la différence entre trois quarts des groupes de leur catalogue.

The Agony Scene montre avec The Darkest Red des qualités techniques qui doivent permettre au groupe d'évoluer de manière intéressante. Les rares fois où le quintette prend des risques (les blast beats de Suffer), il nous montre un visage plus attrayant. Toutefois ces quelques bonnes idées sont totalement noyées dans un ensemble prévisible et taillé pour un public peu demandant en manque de gros son.

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