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Testament a complètement rectifié le tir, après être passé par le heavy complètement niais avec Ritual, le retour au sources avec Demonic, Low, le Best Of, voici The Gathering, un Trash monstrueusement violent (avec quelques petites pointes de Black par ci par là) et surtout extrêmement jouissif. Fini la petite voix aigrelette du Ritual, les ballades du type Trail Of Tears, Chuck Billy est au mieux de sa forme avec un voix puissante oscillant perpétuellement entre le grognement purement Death et une voix rauque (montant dans les aigus ou pouvant très bien descendre dans les très très graves) très énergique.

On a sur cette album un line up presque ultime : Steve Digiorgio à la basse ( Ayant joué déjà avec Death, Dark Hall, Sadus, Iced Earth, Vintersorg, Control Denied, Dragon Lord ce gars est un monument vivant du Métal), Dave Lombardo à la batterie (Dieu, tout simplement, a joué pour Grip et surtout Slayer), et les inconditionnels Eric Peterson et James Murphy à la guitare, ça fait du beau monde, ça fait surtout une œuvre de destruction massive, vous en redemanderez ; vos voisins vont en hurler.

L’album commence sur par DNR (Do Not Rescucitate), avec une intro angoissante qui vous fera bondir quand le mur de guitares se ramènera d’un seul coup : Batterie puissante et technique, riffs ravageurs à vous décrocher la nuque, vous bondirez jusqu’à la fin de l’album. On a des rythmiques typiquement black qui viendront se poser un peu partout dans l’album rendant le tout encore plus malsain (rien que la voix déjà ^-^ ) . Les autres chansons s’enchaînent sans temps mort Eyes Of Wrath extrêmement lourde avec une intro calme mais malsaine au possible (rassurez-vous ça tourne vite au cauchemar) les hurlements de Chuck Billy qui viennent ce poser ça et là, un solo de guitare bien glauque ne feront rien pour remédier à cela…

C’est un album en deux temps, oscillant entre des chansons lourdes (True Believer, Eyes Of Wrath, Riding The Snake), pesante avec une impression assez glauque (du au son des guitares claires extrêmement froid, et des rythme plutôt cassés), et des chansons au tempo de fou dans la pure tradition Trash, tel que Allegiance, Down For Life, Legions Of The Dead qui vous feront headbanguer à la limite de l’évanouissement. Petite exception, l’instrumentale de fin Hammer Of Gods ( qui est complètement a part, une mélodie-riff wha-whateuse mid tempo qui se répète en laissant la batterie et la basse se développer à souhait, en tout cas celle ci clôture magnifiquement l’album).

Cet album est un enchevêtrement de riffs a vous faire tourner la tête, un contenu de puissance et d’énergie enfin desservi par une prod’ respectable. On peut regretter toutefois les soli de fous auxquels Testament nous avait habitué. Cela rend le tout plus tonique. C’est domage tout de même, le coté mélodique a à peu près disparu mais au profit de la puissance et on notera une certaine monotonie dans les chansons. On sent en tout cas une sérieuse envie pour Testament de ne plus être considéré que comme un « Dinosaure » du Trash car il renouvelle sa musique en la mélangeant avec le coté malsain et sombre du black type (cf side project Dragon Lord où c’est encore plus prononcé).

17/20

Ryd

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