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TERRORISTARS
Satanistars (2004)
 
 
 
 

LINE UP :
Ares (chant)
Herrero (guitare)
Santos (guitare)
Brenestorm (basse)
Putas (batterie)

 
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CHANSONS QUI TUENT :
Santa Agonia 
Choque 2004
 

CHRONIQUEUR :
TheDecline01
(Avril 2005)
 

NOTE :
13 / 20
 
 
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Autant l’avouer en avant-propos de cette chronique, lorsque pour la première fois mon regard a croisé cet album, j’ai senti poindre la blague à plein nez. Terroristars qui sort un album du nom de Satanistars, difficile de ne pas sentir le ridicule envahir la case jugement de son bulbe neuronal. C’est donc avec une facilité déconcertante qu’on classe Terroristars dans la catégorie groupe de seconde zone sans avenir ni passé. Et pourtant… Et pourtant ce serait oublier que le metal c’est avant tout de la musique et non de l’apparat. Combien de groupes paraissent ou sonnent ridicules alors qu’en fait, non?

C’est en partant de ce postulat qu’il vous faudra aborder ce Satanistars (quel nom proche de la calomnie nominale quand même) car la musique prime lorsqu’on parle musique (…). La galette entame son tournicotis incessant avec un riff surprenant et une composition qui tranche avec le premier abord qu’on se fait du disque. C’est plus qu’écoutable et ça a même de la personnalité! Incroyable, nous voilà partis pour un moment qui risque fort de se révéler plus agréable que prévu. Dans un sens, on ne s’en plaindra pas. Dans un autre, non plus. Si on se laisse au petit jeu de l’influence ou de la ressemblance, on se risquerait à balancer un Slipknot. Mais il faut savoir raison garder et donner aux Espagnols (ah oui, ils sont espagnols au fait ces gaillards qui choisissent des noms ridicules) ce qui leur revient, un style bien à eux. Car même s’il résulte de multiples fusions, le genre musical auquel Terroristars s’adonne est très personnel. Un peu d’originalité dans ce monde du périssable et du façonné, ça fait du bien.

Nous voilà donc arrivés dans l’univers des sudistes et force est de constater qu’il a au moins pour lui le mérite de la différenciation. Toutefois, être différent et original n’a jamais garanti être bon. Comme vous avez pu le deviner plus en arrière dans cette chronique, originalité rime ici avec musicalité. Loin d’un magma informe, la musique des terroristes satanistes diffuse dans nos oreilles des assemblements de riffs capables de sustenter nos attentes tympaniques. Par contre, ne vous attendez pas à de la mélodie. Si pour vous le metal, c’est de la mélodie, essayez d’écouter ailleurs s'il y en a car la maison espagnole n’est pas extraordinairement friande de la chose. Il y a en bien de temps en temps, mais guère plus que le temps de regarder une vache poser sa bouse. Le thème de la soirée reste au néo et donc plutôt à la syncope. C’est d’ailleurs de là que vient la blessure du bât. Ce hachis Parmentier a tendance à fatiguer les oreilles et surtout il peut donner l’impression que les chansons sont plus une juxtaposition de riffs qu’un ensemble harmonieusement disposé. Rassurez-vous tout de même, ce sentiment reste léger.

Bref, la musique sait se faire bonne avec les voyants au néo quand même. Preuve que le genre peut accoucher de bonnes choses sans faire appel à la masse bouillonnante et ahurie des ados. On pourrait même dire que finalement le nom du groupe n’est pas galvaudé. On a bien affaire à une sorte de terrorisme musical avec quelques attaques proche de l’attentat metallique. On se retrouve donc avec un album bien fait, tordu et violent mais accompagné de ses défauts. L’amateur de hardcore, néo violent ou de death ouvert d’esprit trouvera son compte. Après ceux qui ne jurent que par la mélodie, ceux-là resteront à quai.

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