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STRAPPING YOUNG LAD The New Black (2006) |
LINE UP : Devin Townsend (chant+guitare) Byron Stroud (basse) Jed Simon (guitare) Gene Hoglan (batterie) |
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CHANSONS QUI TUENT : Antiproduct Wrong Side |
CHRONIQUEUR : -the lord (Juin 2006) |
NOTE : 10 / 20 |
C'est finalement assez étrange que cela ne se soit pas produit plus tôt... En s'imposant un rythme de sorties infernal entre son groupe solo et Strapping Young Lad, Devin Townsend, ce puits de créativité, devait redoubluer d'inventivité pour rendre ses albums un minimum attractifs et originaux. En en un peu plus de trois ans, le Canadien a composé cinq disques (Accelerated Evolution et Synchestra pour The Devin Townsend Band ; SYL, Alien et The New Black pour Strapping Young Lad) et sorti un DVD live (For Those Aboot To Rock) tout en ne s'économisant pas sur les tournées. Dès lors, son coup de pompe et son break annoncé ne sont guère surprenants. Dommage simplement qu'il ne se soit pas rendu compte de cela avant de rendre public The New Black...
Ce disque a tout du casseur de mythe. Si Alien et Synchestra laissaient présager d'une légère baisse de régime, la qualité des compositions ainsi que la classe musicale de leur tête pensante les rendaient indispensables pour tous ceux qui avaient accroché aux chefs d'oeuvre écrits quelques années auparavant. Sur The New Black, Devin Townsend a presque entièrement sacrifié le songwriting et en se noyant dans la banalité n'a plus aucune bouée de secours à laquelle se raccrocher. Durant trois petits quarts d'heure, on a droit à un disque sonnant comme du Strapping Yound Lad - la production, la section rythmique inimitable et les gimmicks bruitistes sont là - mais qui n'est pas aussi audacieux et défricheur de terrain que les trois précédents albums de cet allstar band.
On pourra tout de même noter Antiproduct et son intéressant break big band ainsi que Far Beyond Metal (version studio d'un morceau bien connu des fans) livré avec son solo rétro et une apparition d'Oderus Urungus (GWAR) mais en dehors de cela The New Black joue la sécurité. Strapping Young Lad nous donne bien trop de chansons qui se contentent du minimum syndical (Monument, Fucker, Plyophony/The New Black, Hope) et font de la seconde partie de l'album un véritable calvaire auditif. En rendant le disque extrêmement heavy et plus orienté "chansons" que par le passé, Strapping Young Lad avoue son impuissance à retrouver la folie de City, SYL ou même Alien et prouve du même coup que Devin Townsend n'est pas infatigable.

