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Line-Up :

Steve Hackett (Chant+Guitare)

Rob Townsend (Cuivres)

Roger King (Claviers)

Terry Gregory (Basse)

Gary O' Toole (Batterie)

  

 

Steve Hackett - To Watch The Storms (2003)

 

Chansons Qui Tuent :

 Strutton Ground

Serpentine Song

Brand New

 

   

 

    

 

 

Steve Hackett est un artiste totalement épanoui et ce To Watch The Storms nous le prouve clairement. A l'aise dans des domaines aussi variés que le jazz, le blues, le rock et le classique mais aussi et surtout le mélange de ces genres, le guitariste-chanteur distille des mélodies fantastiques aussi légères qu'à la belle époque de Genesis. To Watch The Storms est un album qui ravira donc ses fans, voire plus...

Les premières notes de Strutton Ground donnent le ton: la légéreté et le feeling dans le jeu de Steve Hackett sont toujours présentes. Cette chanson est vraiment merveilleuse et regorge de qualités; et pourtant tout est fait dans un extrême simplicité. Rebecca nous présente des arrangements un peu plus complexes mais l'efficacité est encore de mise. Le chant "mumuré-parlé" du Monsieur est adéquat pour ce type de musique. Ces titres réussissent le tour de passe-passe d'être de bons singles potentiels et de garden une intégrité musicale totale.

Mais le vraie force de To Watch The Storms, une fois n'est pas coutume, sont les parties de guitare acoustique alambiquées et planantes. Là non plus, compléxité n'est pas gage de réussite: This World nous le prouve par a+b. Ce titre possède dans les couplets une forte ressemblance avec le Wonderful Life de Black. Serpentine Song, dopé par la flûte de John Hackett, est un modèle d'harmonie entre parties chantées et instrumentales. Les lignes vocales sont tout simplement les plus belles du disque. Son final très prog' laissent les cuivres s'exprimer avec bonheur.

Si tous ces titres s'incrivent dans une veine pop sophistiquée, ce n'est pas le cas de l'ensemble des 13 autres titres. Ainsi Brand New est vraiment progressif dans l'esprit; le titre commence comme du flamenco puis navigue du côté de la power pop à la King's X en incrustant de nombreux breaks très variés. Ce titre possède des similitudes avec le 21st Century Schizoid Man de King Crimson car Ian McDonald vient jouer de son saxophone de la même façon que dans ce titre mythique. Steve Hackett livrera un solo de guitare électrique en duel avec le saxophone assez époustouflant. Ce titre est vraiment complexe et de multiples écoutes ne seront pas de trop pour saisir toute l'étendue de son interêt.

Genesis n'est pas loin non plus sur l'intro de Circus Of Becoming où on entendrait bien Peter Gabriel au chant! Mechanical Bride pour sa part est un titre résolument lourd pour du Steve Hackett. L'impression laissée est mitigée car on sent que ce style ne convient pas véritablement au guitariste. De même les titres plus expérimentaux ne sont pas réussis (The Silk Road, Frozen Statues...): la musique de To Watch The Storms est assez variée d'elle même, les expérimentations sont donc de trop. Hackett est bien plus à son aise dans Wind, Sand And Stars un sublime instrumental à la guitare sèche. Poignant. Avec Steve Howe, il est sans aucun doute le meilleur guitariste acoustique de rock prog'. Et comme il n'est pas radin il rajoute même un petit The Moon Under Water qui s'inspire directement du classique et qui met en avant sa grande dextérité.

Vous l'aurez compris, To Watch The Storms s'adresse à ceux qui aiment les disques qui partent dans toutes les directions en gardant systématiquement un standard de qualité élevé. Après avoir signé quelques opus assez moyens, Steve Hackett est de retour; ne le manquez pas.

 

15.5/20

 

-the lord

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