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STEVE THORNE
Emotional Creatures: Part One (2005)
 
 
 
 
LINE UP :
Steve Thorne (chant+guitare+basse+clav.)
+ guests
 
 
 
 
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CHANSONS QUI TUENT :
God Bless America
Last Line
Therapy

CHRONIQUEUR :
-the lord
(Avril 2005)
 

NOTE :
11.5 / 20
 
 
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Voilà un premier album qui a de la gueule. Après avoir regardé l'autocollant promotionnel on se dit qu'on tient la nouvelle bombe de rock progressif! En effet, sont annoncés au programme d'Emotional Creatures: Part One rien de moins que les invités suivants: Tony Levin (King Crimson, Peter Gabriel, Liquid Tension Experiment etc), Nick D'Virgilio (Spock's Beard, Genesis, Tears For Fears), Geoff Downes (Asia, Yes) et des membres de IQ ainsi que de Jadis. On n'en oublierait presque que l'album en question est signé Steve Thorne! Mais qui est donc ce bonhomme, inconnu de mes services, qui a réussi à s'entourer aussi royalement pour son tout premier album?!

Cet Anglais s'est fait "connaître" en se produisant avec Colony Earth ou The Salamander Project et en ouvrant pour Jadis pour leur dernière tournée européenne. Dans la foulée il a certainement convaincu, avec de très bons arguments, cette pléiade divine de stars de se joindre à une aventure musicale à mi-chemin entre rock/folk dépouillé et progressif rétro. A l'écoute de Emotional Creatures: Part One, on se rend rapidement compte que Steve Thorne n'est pas un débutant. Il est très doué pour écrire des mélodies simples et très belles comme sur God Bless America où l'on peut entendre Marton Orford jouer de la flûte. Il convient d'ailleurs à ce stade de préciser qu'IQ semble être une influence majeure de notre multi-instrumentaliste. Sa façon de chanter rappelle de loin Fish également, bien que ce domaine soit sûrement le plus faible du disque.

Sa grande force, en revanche, réside dans les interventions des guests. Chacun joue dans son style de base et apporte la touche finale aux compositions. On appréciera particulièrement le jeu de Nick D'Virgilio qui se montre très puissant sur le final énergique de Last Line. Tony Levin nous donne quant à lui une jolie illustration de sa classe sur le toujours impressionnant chapman stick lors d'Every Second Counts. En dehors de cela et de la flûte d'Orford, rien de mémorable à signaler. C'est en fait le principal reproche que l'on fera à Emotional Creatures: Part One. L'ensemble des morceaux se laissent agréablement écouter mais il n'y a que peu de moments réellement accrocheurs. Le style de Steve Thorne est très calme et aérien; par conséquent l'ennui se fait rapidement sentir (Tumbleweeds, Goodbye). Arrivé à la moitié du disque, il est très difficile de trouver la motivation pour aller jusqu'à son terme.

Heureusement, il y a toujours des chansons qui me feront mentir comme Therapy et sa "guitare-horloge", Gone et son refrain heavy ou Last Line et son final entraînant qui n'est pas sans rappeler la nouvelle école Inside Out (Transatlantic, The Flower Kings et Spock's Beard). On appréciera donc la qualité de la musique servie mais on restera sur notre faim en ce qui concerne la prise de risque. Avec un tel line-up, Steve Thorne aurait pu se permettre quelques expérimentations ou aventures en domaine inconnu au lieu de rester confiné dans un folk rock prog. Il n'y a en fin de compte qu'Every Second Counts qui nous satisfasse de ce point de vue, à défaut d'être une grande réussite musicale. Espérons qu'
Emotional Creatures: Part Two, déjà composé, aille davantage en ce sens.

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