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STEVE HACKETT
Metamorpheus (2005)
 
 
 
 

LINE UP :
Steve Hackett (guitare)
+ The Underworld Orchestra
 
 
 

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CHANSONS QUI TUENT :
To Earth Like Rain
One Real Flower
That Vast Life

CHRONIQUEUR :
-the lord
(Mars 2005)
 

NOTE :
14 / 20
 
 
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Steve Hackett s'est construit un CV des plus respectables depuis qu'il a commencé à taquiner la guitare. En jouant avec Genesis, The Mahavinsu Orchestra et Peter Gabriel parmi des dizaines d'autres, Hackett a touché à de nombreux styles et s'est toujours extrêmement bien adapté à son environnement. Pour l'inventeur du tapping il y a toujours eu des défis complètement fous à relever et sa carrière solo illustre cela à la perfection. Depuis son départ au milieu des années 70 du groupe mythique de rock progressif Genesis, Steve Hackett a alterné les plaisirs en s'attaquant au rock, à la pop, au jazz et au classique. Son dernier album, To Watch The Storms, combinait d'ailleurs merveilleusement tout cela dans une recherce d'éclectisme très séduisante.

En 2005, le projet musical de Metamorpheus est bien différent et rappelle plutôt l'album A Midsummer's Night Dream qu'autre chose. Ici, l'Anglais joue de sa guitare acoustique avec un orchestre. A certains moments la guitare conduit les opérations (To Earth Like Rain, Eurydice Taken, The Broken Lyre, Return To The Realm Of Eternal Renewal...) et à d'autres c'est à l'orchestre que revient la mission de façonner la mélodie (The Dancing Ground, Charon's Call, Severance, Under The World-Orpheus Looks Back...). On oscille constamment entre pièces classiques et musiques de films, tout en sachant bien entendu que ces dernières se nourissent des premières. Metamorpheus n'est pas un album facile à appréhender, d'une part à cause de sa profonde tristesse et de l'autre par sa complexité.

En effet, à force d'écouter du rock, nos oreilles sont habituées à un certain format musical qui ne demande aucun effort. Metamorpheus nous rappelle que l'auditeur ne doit pas être passif et se concentrer pleinement sur l'oeuvre proposée pour espérer saisir, sinon ses subtilités, au moins son sens. Cet album incite dès le départ à rentrer dans son univers et à se mettre en mode contemplatif. C'est seulement alors que l'auditeur vera au-delà de la musique à priori ennuyeuse mais qui couvre pourtant un spectre d'émotions bien plus important que la grosse majorité des disques de musique électrique. Suspense, tension, grandeur, colère, amour, passion, mort, tout est présent au cours de la petite heure que dure Metamorpheus. En ce sens, on a véritablement l'impression d'avoir à faire à une bande originale de film, à ceci près que tout est accéléré, la musique couvrant chaque minute de l'action.

Metamorpheus est une oeuvre qui procure un plaisir immense si l'on se donne les moyens de s'y plonger. Bien que certaines longueurs un peu lourdes, en particulier sur la seconde partie du disque, se fassent sentir çà et là, elles sont présentes pour mieux mettre en relief les moments forts de l'album qui n'auront aucun mal à nous émouvoir. Les fans du jeu Steve Hackett seront ravis car on retrouve bien entendu son feeling intact à base des notes aériennes et virevoltants. Une bel ensemble signé par un artiste qui après plus de trente ans n'a toujours pas tout dit!

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