-the
lord : Si tu n’avais plus que vingt-quatre heures
à vivre…
Mike Mushok
(guitare) :
J’essaierais de les passer avec ma femme et mes enfants. Si j’étais
en tournée à ce moment, il faudrait que je mette la main sur un
jet privé coute que coute pour pouvoir rentrer chez moi (rires)
!
Aaron
Lewis (chant) :
Pareil. La famille est ce qu’il y a de plus important.
-the
lord : Si tu avais six mois à vivre, quelles
seraient les trois choses les plus importantes à faire avant de
mourir ?
Mike Mushok :
J’ai la chance d’avoir déjà pu accomplir la plupart des
choses que je voulais faire. Le fait de pouvoir jouer nos chansons
partout dans le monde et d’en vivre est incroyable. J’ai des
souvenirs qui n’ont pas de prix. Je me rappelle la dernière
fois que nous sommes venus à Paris, des fans courraient à côté
de notre tourbus après le concert. Le fait d’avoir un album ou
une chanson classé numéro un des ventes est aussi phénoménal.
Je ne pensais pas que de tels trucs arriveraient un jour. Je
passerai donc le plus de temps possible avec les gens que
j’aime. J’essaierai également de parler à tous les gens que
j’ai apprécié mais que j’ai perdu de vue à cause des aléas
de la vie.
Aaron Lewis
: Pour moi les trois choses les plus importantes sont ma femme
et mes deux filles. Tout le reste n’a absolument aucune
importance à mes yeux.
-the
lord : Si le monde entier t’écoutait…
Aaron Lewis
: Je ne crois pas que mon opinion soit si importante que cela.
Enfin, j’en profiterai sûrement pour faire légaliser le
cannabis.
Mike Mushok :
Je ne saurais pas quoi dire… Je proposerais sûrement à
quelqu’un d’autre de parler à ma place mais je ne sais pas du
tout qui cela pourrait être.
-the
lord : Si tu pouvais être un super héro…
Aaron Lewis
: Aquaman. Il trop fort parce qu’il peut respirer sous
l’eau. C’est vraiment un rebelle et puis il a des ouïes (rires).
Mike Mushok :
Comment ne pas choisir Superman ? Rien que le fait de pouvoir
voler est super cool. A part ses bas fluos, il a vraiment tout
pour lui.
Aaron Lewis
: D’accord, mais j’ai un peu peur de la malédiction de
Superman.
-the
lord : Si tu pouvais choisir comment mourir…
Mike Mushok :
Paisiblement, dans mon sommeil et ne jamais me réveiller. Ca
serait indolore. Il y a tellement de façons horribles de mourir
que celle-ci me paraît être la meilleure.
Aaron Lewis
: Moi j’aimerais bien qu’on me tire une balle dans la tête.
Là aussi c’est net et sans bavure, on meurt sur le coup sans
s’en rendre compte. Par contre, je n’aimerais pas que cela
arrive à la guerre ; je préférerais me faire éxécuter.
Je suis sûr qu’avant même de réaliser qu’on est mort, on
l’est déjà. On ne doit même pas entendre le coup de feu.
-the
lord : Est-ce que tu accepterais de vivre éternellement
sur la Terre telle qu’elle est aujourd’hui…
Aaron Lewis
:
Non. Franchement, j’ai peur rien qu’à l’idée d’imaginer
ce à quoi le monde ressemblera quand mes enfants seront plus agés.
Chaque jour le monde devient de plus en plus fou et dangereux, il
faut vraiment être aveugle pour ne pas s’en rendre compte.
-the
lord : Si tu pouvais sortir avec une actrice célèbre…
Mike Mushok :
Je suis très content avec ma femme mais pour jouer le jeu, je
dirai…
Aaron Lewis
:
(le coupant) Je choisis Charlize Theron avant qu’il ne me
la prenne (rires).
Mike Mushok :
Ce n’est pas grave car je pensais davantage à Scarlett
Johansson de toute manière !
-the
lord : Pour finir une petite question : comment
expliquez-vous votre énorme différence de popularité entre les
Etats-Unis et l'Europe ?
Mike Mushok :
Aux Etats-Unis, notre dernier album cartonne. Notre dernier
single, Right Here, passe énormément à la radio et pas
seulement sur les radios rock ce qui est relativement nouveau pour
nous. La maison de disques nous soutient à fond ce qui n’est
pas forcément le cas en Europe. On tient là en partie la raison
du décalage entre ce que nous sommes chez nous et chez vous. Le
peu de succès que nous avons eu en Europe vient du buzz créé
par notre popularité américaine. Il nous faut aussi davantage
tourner en France notamment pour espérer nous faire connaître.
Musicalement, nous faisons ce qu’il faut car Chapter V marque
encore un pas en avant pour Staind. Il nous donne les armes pour
percer. Nous ne nous répétons pas sur ce disque puisqu’il représente
une évolution majeure et je pense qu’il devrait nous ouvrir de
nouvelles portes. La presse ne nous a jamais facilité la tâche où
que ce soit donc c’est systématiquement à nous de mouiller la
chemise. Il nous faut assurer sur tous les concerts pour
satisfaire le public et essayer de le faire grossir à chacun de
nos passages. Nous nous y sommes pris de cette manière aux
Etats-Unis, il n’y a donc pas de raison pour que ça ne marche
pas en Europe.
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