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Line-Up :

Bjorn "Speed" Strid (chant)

Peter Wichers (guitare)

Ola Frenning (guitare)

Sven Karlsson (claviers)

Ola Flink (basse)

 

 

Soilwork - Stabbing The Drama (2005)

 

Chansons Qui Tuent :

Weapon Of Vanity

Observation Slave

Distance

 

   

 

 

 

 

Les nouveaux rois du death/thrash mélodique reviennent deux ans après leur sublime Figure Number qui succédait au divin Natural Born Chaos. Rares sont les combos qui enchaînent deux énormes bombes de ce calibre d'autant plus qu'A Predator's Portrait (2001) n'était pas des plus mauvais. C'est donc totalement sûr de tenir un nouveau chef d'oeuvre entre ses mains que l'on entame l'écoute de Stabbing The Drama, album au nom et à la pochette *relativement* loin des standards scandinaves.

Une surprise ne venant jamais seule, vous ne serez peut-être pas étonné d'apprendre que Stabbing The Drama marque une rupture assez nette avec la formule, efficace s'il en est, pratiquée sur les deux précédents opus. On ne pourra pas accuser Soilwork de faire du sur-place. En revanche, on pourra trouver à redire sur leur reconversion qui gomme quasi entièrement ce qui faisait le charme de la bande à Speed. En effet, la musique de Stabbing The Drama lorgne vers les extrêmes pusiqu'elle est, suivant les morceaux, soit plus calme, presque néo, soit radicalement plus violente, usant du blast beat sans frémir... Notons à ce propos que Dirk Verbeuren (de Scarve) tient les baguettes derrières le fûts sans toutefois faire officiellement partie du combo suédois.

En fait sur Stabbing The Drama, on ne retrouve qu'une petite poignée de titres qui auraient pu être de la partie sur Figure Number Five. Citons en tête les très bons Observation Slave ainsi que The Crestfallen et leurs désormais classiques alternances chant clair/chant énervé. Le reste de l'album prend plaisir à s'éloigner de ce schéma bien huilé en laissant apparaître Soilwork sous un nouveau jour. Par conséquent, le groupe fait presque figure de débutant en alternant d'excellentes idées (Stalemate et ses couplets purement furieux, les rythmiques néo de Distance ou l'hyper violent Blind Eye Halo) avec d'autres, franchement douteuses (l'ensemble des soli de guitare, le refrain de Nerve avec sa montée "pince-bijoux de famille" dans les aigus).

Sur l'ensemble des onze titres, il n'y a véritablement que Distance qui parvienne à séduire ET à innover en même temps. La clef de sa réussite est qu'il ne tranche pas radicalement avec le passé: le refrain est typique du Soilwork des années 2000. Instrumentalement, le groupe prend ce qu'il y a de bon dans les groupes de néo en accouchant de rythmiques puissantes à la Korn. Mais lorsque les Suédois ne dosent pas très bien leur mixture ils se retrouvent avec un exécrable Stabbing The Drama, digne d'une face B, ou pire un Fate In Motion qui semble tout droit sorti d'un groupe pré-fabriqué pour ressembler à du Linkin Park un peu plus musclé.

Au final, Stabbing The Drama n'est pas aussi mauvais qu'on pourrait croire, la déception accentuant la critique. Au dela des changements de style approximatifs, ce sont surtout les nombreux titres bouche-trous qui pénalisent cet album. Heureusement qu'il sauve l'honneur en proposant tout autant de morceaux dignes de Soilwork.

 

12/20

 

-the lord (Décembre 2004)

 

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