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SEYMINHOL
Septentrion's Walk (2005)
 
 

 
 
 

LINE UP :
Kévin Kazek (chant)
Nicolas Pélissier (claviers+guitare)
Julien Truttmann (batterie)
Christophe Billon-Laroute (basse)
 
 
 

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CHANSONS QUI TUENT :
Return Of The Long Snake
The Bloody Rampart
Breath Of Fate

CHRONIQUEUR :
David
(Juin 2005)
 

NOTE :
13 / 20
 
 
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Trois ans après leur premier album, Northern Recital, les Français de Seyminhol entendent bien imposer leur viking-metal à un public plus large. Northern Recital était une sacrée surprise et laissait présager le meilleur pour la suite. Mais Seyminhol se contente sur Septentrion' Walk d'aplliquer à peu de choses près la même formule, ce qui est logique après tout puisque c'est la suite de Northern Recital. Plus épique, mieux produit, avec davantage de choeurs et la présence d'un orchestre médiéval, Seyminhol renforce le côté viking de sa musique.

Certains passages n'auraient pas dépareillé sur une B.O. de film (A Fatal Omen, l'intro de Return Of The Long Snake, Veizla ok Orykkja). Du Hollywood metal grandeur nature donc, mais la base de Seyminhol demeure heavy, avec un mélange de divers styles de metal; un peu de symphonique par-ci, de progressif par-là, de death metal même (sur Godfred's Will). Ceux qui ont aimé Northern Recital apprécieront vraisemblablement ce nouvel album. Seulement, pour les défauts que contenait le premier album, on a laissé passer car c'était le premier et tout le monde a le droit à des erreurs de jeunesse. Mais quand on retrouve les mêmes défauts sur le second album, là on se dit qu'il y a comme un problème et on devient moins indulgent.

Les chansons sont trop longues, elles s'étendent généralement sur sept ou huit minutes, là où quatre ou cinq auraient suffi! Je préférais le premier album, plus direct et moins grandiloquent. Pourtant, ce n'est pas l'inspiration qui manque aux gars de Seyminhol, mais ils ont tendance à trop étirer leurs bonnes idées. Tout cela est un peu indigeste, trop chargé sûrement. Ce sont surtout le chant et les claviers de Nicolas Pélissier, le principal compositeur, qui constituent la base mélodique de chaque morceau. Les guitares servent de support rythmique, ce qui ne les empêchent pas de s'illustrer à quelques reprises, sans verser dans les clichés du speed mélodique (solos à toute berzingue) ou du metal-prog (overdose de technique). Le chanteur s'en tire bien et a une voix qui colle parfaitement au trip viking. Mais il ne varie pas énormément dans ses intonations.

On retiendra quelques mélodies qui sortent du lot: le refrain de Return Of The Long Snake, le heavy The Bloody Rampart avec une basse vicieuse, de bons riffs et des choeurs majestueux sur le refrain, vraiment bien vu! Ni trop long, ni trop court, The Bloody Rampart est un modèle de composition à suivre et ne contient aucune longueur. Enfin, la superbe ballade Breath of fate rappelle à quel point Seyminhol est à l'aise dans ce registre! Cette ballade permet surtout de varier les plaisirs, avec également le final de toute beauté, The Kiss Of Dusk, sur lequel Seyminhol reprend à la fin un air déjà présent sur Northern Recital (idem pour l'intro de A Furore Normannorum). Bref, Seyminhol a toujours une forte personnalité et nul doute que l'aspect épique renforcé devrait trouver de nombreux adeptes. Mais pour les lourdeurs que j'ai citées, Seyminhol aurait pu (et est capable de) faire mieux. C'est en tout cas tout ce que je leur souhaite.

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