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Déjà en septembre j'étais monté au créneau pour dénoncer le manque de public à un bon concert comme celui de La Maroquinerie rassemblant Threshold et Dead Soul Tribe (bon ok, au final le concert s'était avéré mauvais...). En ce dimanche 5 décembre, le tableau n'est guère plus réjouissant, Dead Soul Tribe (encore eux) et Rage n'ayant mobilisé que trois cents personnes dans l'Elysée Montmartre qui peut en contenir le triple sans forcer. Inutile de dire qu'ils ne sont pas prêts d'y remettre les pieds de sitôt. Si la France se vide de plus en plus d'affiches de qualité c'est tout simplement parce que lorsqu'on lui en donne, elle les rejette...
Et les
absents auront de quoi se mordre les doigts sauvagement. La soirée commence pourtant bien
mal avec The Ordeal qui nous délivre sans éclat un heavy clichesque. La
musique n'est qu'un prétexte aux attitudes de posers des membres de ce combo
inconnu au bataillon. Quand on a un frontman qui s'amuse encore à son âge
avec des petits lasers qui brillent dans le noir, on peut commencer à se remettre en cause. Pourtant ce n'est pas ce qui empêchera The Ordeal de nous
envoyer sa purée périmée en pleine face. Trente cinq minutes bien ennuyeuses
et le public parisien ne s'y est pas trompé puisque ce triste spectacle
n'aura été récompensé que par quelques applaudissements isolés.
Avec
Dead Soul Tribe, on passe un cran au-dessus en termes de musicalité mais pas
en ce qui concerne l'applaudimètre. En effet, la musique progressive et
tribale des Américains n'a pas semblé émouvoir de nombreuses âmes, du
moins en début de concert. Le
groupe sortira tout de même en ayant gagné quelques fans grâce à l'interprétation de tubes tels que Spiders And Flies, Some Things You Can't
Return ou la reprise de Psychotic Waltz dont j'ai oublié le nom. Le set est
similaire à celui proposé il y a deux mois mais le son est très nettement
meilleur et la voix de Devon Graves se fait parfaitement audible. Dans ces
conditions Dead Soul Tribe arrive presque à reproduire la magie des albums
studio. Un groupe qui gagne en confiance et en talent, indéniablement.
Enfin,
Rage, "the power trio from hell", débarque et va nous râvir comme des gosses
dans un magasin de jouets. Le groupe célèbre ses vingt ans de carrière par une setlist
incroyable. Et comment ne pas avoir envie de se joindre à la fête quand on
voit le line-up actuel du groupe? Chacun assure son rôle à la perfection: le
virtuose de la guitare Victor Smolski (son solo néo classique et ses nombreux
tapping n'ont pas fini de nous hanter), le batteur super héro Mike Terrana
qui revet sa cape lors d'un solo mémorable -mais bien trop long- et le chef
d'orchestre Peavy Wagner qui joue le rôle de frontman comme un acteur lors
des ultimes représentations théâtrales, c'est à dire avec une assurance
déconcertante. Quand on constate leur entrain et
leur professionnalisme, ils auraient pu jouer n'importe quoi et nous faire
plaisir. Mais si je vous dis qu'ils ont interprété entre deux gâteries les
monstrueux Solitary Man, Firestorm, Set This World On Fire, Soundchaser ou War
Of Worlds, vous comprendrez aisément qu'en cette fraîche soirée il fallait
définitivement être là et pas devant
votre téléviseur.
Setlist Rage
- Intro
- Don't Fear The Winter
- Great Old Ones
- Paint The Devil On The Wall
- Prayers Of Steel
- Solitary Man
- Black In Mind
- Down
- Unity
- Drum Solo
- Set This World On Fire
- Sent By The Devil
- Guitar Solo
- Soundchaser
- Straight To Hell
- From The Cradle To The Grave
- Firestorm
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- War Of Worlds
- Higher Than The Sky
-the lord
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