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Line-Up :

Steven Wilson (chant+guitare+claviers)

Richard Barbieri (claviers)

Colin Edwin (basse)

Chris Maitland (batterie)

 

 

 

Porcupine Tree - Signify (1996)

 

Chansons Qui Tuent :

Dark Matter

The Sleep Of No Dreaming

Waiting Phase One

 

   

 

    

 

 

Porcupine Tree continue sa mutation popisante entamée avec The Sky Moves Sideways. Si ce dernier comportait une base électro avec des ajouts pop rock, Signify renverse l'équilibre de ces forces en donnant bien plus d'importance à la composante rock. On n'est pas encore dans la période Stupid Dream/Lightbulb Sun, donc les influences psychédéliques sont encore très présentes notamment par l'intermédiaire de samples torturés mais toujours justes. Signify est un disque sombre, sûrement le plus sombre de la carrière de Porcupine Tree mais paradoxalement pas le plus triste. Preuve en est que Steven Wilson sait composer à la perfection dans n'importe quel style et toujours sortir un grand album.

Certainement pas le plus grand à cause de son manque de cohésion particulièrement en début d'album, on passe de plages samplées (Bornlivedie, Pagan) à du hard rock (Signify) et à de la pop (Waiting Phase One, The Sleep Of No Dreaming) sans grand lien au cours des cinq premières pistes. Non pas que ces chansons soient mauvaises, bien au contraire, mais il est quelque peu difficile de suivre la logique derrière tout cela. Toutefois, Porcupine Tree montre à travers quatre excellents titres (Waiting Phase One, Every Home Is Wired, Dark Matter et The Sleep Of No Dreaming) de quoi son futur sera fait: de la pop léchée, entraînante, tour à tour sombre, truffée de non-sens et mystérieuse à l'image du regard de Steven Wilson perdu derrière ses lunettes ovales.

Signify présente encore le visage expérimental qui a peu à peu disparu au fil des années. Au cours de Bornlivedie, Intermediate Jesus, Idiot Prayer, "Light Mass Prayers" et surtout de Waiting Phase Two, le groupe s'en donne à coeur joie et hallucine par ses facultés à créer des ambiances relevant aussi bien de la lounge que du rock prog et psyché des années 70. Musique irréelle ou extraterrestre, peu importe, ce qui est sûr est qu'elle restait à ce jour inconnue et que le groupe est venu en messie nous la jouer. Pour le coup on peut vraiment parler de musique originale. Chose incroyable: ce n'est pas lorsque le groupe cherche à être original qu'il le plus fort, les chansons les plus dépouillées et le splus pop sont bien souvent les meilleures.

Attention derrière de tels propos plus qu'élogieux, il faut savoir rester modéré et surtout objectif. Certains titres ne sont intéressants que par leur côté bizarroïde (Idiot Prayer, "Light Mass Prayers"). Ils supportent mal les écoutes répétées car, aussi inventifs et chargés en ambiances soient-ils, ils n'en demeurent pas moins lassants et ennuyeux, au contraire des morceaux de The Sky Moves Sideways qui étaient dans la même veine et bien plus percutants de côté-là. Pour beaucoup d'amateur, la carrière de Porcupine Tree ne s'est véritablement lancée qu'avec Signify. Pour ma part, bien que j'adore ce disque, je pense qu'il n'égale pas tout à fait la puissance de The Sky Moves Sideways à cause de trop longs passages brumeux qui deviennent presque pénibles à la longue. En fait, chez tout autre groupe Signify sera l'aboutissement d'une carrière mais chez Porcupine Tree il souffre trop de la comparaison avec tous les autres chef d'oeuvre, passés ou futurs.

 

15.5/20

 

-the lord (Juillet 2004)

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