>

 



Porcupine Tree - Live à l'Elysée Montmartre (Paris)
30 Avril 2005
par -the lord

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .


In Absentia aura été l'album de la consécration médiatique et commerciale pour Porcupine Tree après être resté un groupe underground pendant de (trop) nombreuses années. Deadwing, disque dichotomique à la fois plus metal et plus progressif, continue sur la dynamique positive que vit le groupe depuis le troisième millénaire et lui permet de remplir avec pas mal de marge l'Elysée Montmartre, salle qui paraît dorénavant un peu trop étroite pour laisser s'exprimer toute l'étendue du talent des Anglais. Car, oui, ce soir Porcupine Tree a été magistral ne montrant que très peu de signes de faiblesse.

C'est à leurs bons amis d'Anathema que revient l'honneur d'entamer la soirée avec une heure d'avance sur le planning ce qui explique le peu de monde présent au moment où les frères Cavanagh and co commencent leur set. Cela n'aura en aucun cas découragé le groupe qui a donné un concert de trois quarts d'heure absolument fabuleux. Oublié le concert en demi-teinte de La Boule Noire en mai 2004, Anathema a rassuré ses fans actuels en proposant une musique calme et planante sans la rendre artificiellement heavy comme l'an dernier. Peu de surprises au niveau de la setlist mis à part le très réussi Lost Control dont les nuances ont été brillamment rendues grâce à la guitare acoustique de Vinnie et une reprise de Confortably Numb, classique des concerts des frangins mais que l'on n'attendait pas aujourd'hui, première partie obligeant. Closer, Flying ou encore Fragile Dreams, seule chanson estampillée metal du set, ont toutes pareillement séduit. Excellente impression donc pour ce groupe actuellement non signé comme l'a rappelé Vinnie lui-même. Espérons qu'une maison de disques remédiera rapidement à cela...

Après une bonne demi-heure, c'est au tour de Steven Wilson et de ses sbires de fouler les planches. La question est sur toutes les lèvres: le groupe sera-t-il à la hauteur d'Anathema? Après avoir joué le morceau-titre du dernier album, la réponse est sans équivoque: oui. Servie par un son d'une précision extrême, la prestation technique du quartet (qui est un quintet en live, John Wesley venant donner un coup de main à la guitare et au chant) ne faillit pas de ce point de vue. La setlist est elle aussi irréprochable. A l'exception de Fadeaway, tous les titres sont extraits des quatre derniers albums des Anglais, les meilleurs.

Non, le seul regret à avoir sur ce concert est le jeu scénique assez mauvais des cinq musiciens. Assez légumes dans l'âme, on ne peut pas dire qu'ils en fassent des tonnes pour impressionner l'assistance. Et comme Steven Wilson est tout sauf un monstre de communication ou de charisme avec son air intello et ses pieds nus, on discerne une grosse lacune dont Anathema, au hasard, n'a pas à souffrir. Toutefois, sur tous les autres tableaux Porcupine Tree titille la perfection. En improvisation tout d'abord (le final de Hatesong qui met en valeur le monstrueux Gavin Harrison), en efficacité (Halo, Shallow, Blackest Eyes) ainsi qu'en construction d'ambiances ensuite (Arriving Somewhere But Not Here, The Strat Of Something Beautiful, A Smart Kid) et enfin il rappelle qu'il sait réarranger pour le mieux ses compositions (le phénoménal Trains).

A part lors du faiblard (et vieux comme précisé par Wilson) Fadeaway chanté par Wesley, le concert n'aura connu aucun temps mort. Mieux, ses moments les plus marquants auront été répartis sur toute la longueur du set: A Smart Kid, The Start Of Something Beautiful et Trains. Ce dernier fut incontestablement l'apothéose. Le groupe aura trituré cette composition dans tous les sens, donnant ainsi son sens à l'exercice du live. Un exercice lors duquel Porcupine Tree ne joue pas forcément la carte de la surprise mais le groupe n'en demeure pas moins divin.

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Setlist:

Intro: Revenant
Deadwing
The Sound Of Muzak
Lazarus
Halo
A Smart Kid
Hatesong
Arriving Somewhere But Not Here
Fadeaway
Shallow
The Start Of Something Beautiful
Blackest Eyes
Even Less
-----------------------
Shesmovedon
Trains


RETOUR A L'INDEX

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .