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POISONBLACK Lust Stained Despair (2006) |
LINE UP : Ville Laihiala (chant+guitare) Janne Markus (guitare) Tamo Kanerva (batterie) Antti Remes (basse) Marco Sneck (claviers) |
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CHANSONS QUI TUENT : Nothing Else Remains Raivotar Soul In Flames |
CHRONIQUEUR : -the lord (Août 2006) |
NOTE : 13 / 20 |
Quand le projet parallèle devient groupe principal, Ville Laihiala enterre Sentenced et se focalise sur Poisonblack. Problème, il n'y est "que" guitariste et pour un frontman habitué aux honneurs cela peut s'avérer difficile. Heureusement, J.P. Leppäluoto (Charon) est parti quelque temps après la sortie d'Escapexstacy ce qui laissa à Ville Laihiala l'occasion de reprendre une place derrière le micro, tout en gardant agrippée la six-cordes. Pour ce second album, Lust Stained Despair, Poisonblack propose un compromis parfait entre les derniers Sentenced et son premier opus : des mélodies gothico-finlandaises immédiatement reconnaissables grâce au timbre singulier du frigide chanteur.
Assez heavy dans l'ensemble, Lust Stained Despair se fait pourtant remarquer par ses incursions mélodiques tranchantes dans les refrains et les riffs ainsi qu'un sentiment global très easy listening. Poisonblack ne cherche pas la complication (le piano de The Darkest Lie, la ballade Pain Becomes Me) ou l'originalité (Soul In Flames, Nothing Else Remains, Love Controlled Despair) mais parvient tout de même à ses fins grâce à un univers musical assez bien conçu et au métier de Ville Laihiala. On retrouve partout sa sensibilité vocale -qui a encore fait des progrès sensibles en amtière d'expression- ainsi que les claviers "scandinaves" alternant entre piano et nappes atmosphériques pour créer une musique davantage catchy et gothique que celle de Katatonia, par exemple, mais tout aussi sombre et mystérieuse.
En dépit de qualités indéniables, les onze chansons de Lust Stained Despair n'ont que rarement la classe des singles de Sentenced. De plus, les titres moins immédiats pêchent par un manque certain d'ambition (Nail, Never Enough) justifiant ainsi les craintes des fans liées au split suivant The Funeral Album qu'aucun des ex-membres du groupe n'arriverait à retrouver cette alchimie entre simplicité et profondeur artistique. Reste un album typé radio nordique qui nous délivre notre dose trimestrielle de mélodies lisses et chantantes comme seuls les Finlandais savent les éxécuter.

