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PHOENIX It's Never Been Like That (2006) |
LINE UP : Thomas Mars (chant) Christian Mazzalai (guitare) Laurent Brancowitz (guitare) Deck d'Arcy (basse) |
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CHANSONS QUI TUENT : Rally Consolation Prizes |
CHRONIQUEUR : -the lord (Mai 2006) |
NOTE : 13 / 20 |
Troisième album de Phoenix et toujours aucun signe de leurs origines françaises. Les quatre Versaillais sonnent comme un groupe de rock anglais et ce n'est pas It's Never Been Like That à la production plus seventies et brute que jamais qui me fera mentir. Le groupe a voulu hanter ce disque d'une atmosphère différente, par constraste aux deux précédénts presque cliniques, et réussit son coup grâce à une prise de son live. Du coup, la force des compositions est décuplée puisqu'elles gagnent par ce procédé en spontanéité et en feeling. Par contre, ne cherchez pas de chansons à la Run, Run, Run car Phoenix semble avoir (définitivement ?) tourné cette page de leur carrière...
En sonnant plus direct qu'auparavant, It's Never Been Like That réussit à aligner des tubes qui n'auraient sans doute jamais pu voir le jour sur United ou Alphabetical. Accentuant son côté pop d'une part et cultivant son côté indie de l'autre, Phoenix parvient à mélanger deux courants en accordant respectivement plus d'importance au chant (Rally, Napoleon Says) ou aux riffs de guitares (One Time Too Many, Consolation Prizes). Une marque de fabrique parfaitement maîtrisée qui n'est pas sans rappeler le fantastique You Could Have It So Much Better de Franz Ferdinand sorti l'année dernière. Comme sur cet album, It's Never Been Like That ne contient presque que des singles potentiels, certains très upbeat (Napoleon Says, Second To None, Long Distance Call) d'autres plus retenus (Lost And Found, Rally) mais tous soignés et assez dansants.
Il semblerait donc que It's Never Been Like That soit l'album parfait. Malheureusement, ce n'est pas le cas. Aussi jouissives soient les chansons durant les premières écoutes, à quelques exceptions elles ne parviennent pas à réitérer leurs exploits une fois le disque entièrement apprivoisé. Là encore on en revient à l'éternelle dichotomie de la musique de Phoenix : les fans se sentant plus pop que rock passeront l'éponge et en redemanderont alors que les autres préféreront un album stimulant davantage sur la longueur et verront ne en It's Never Been Like That qu'un changement de style certainement prometteur mais encore approximatif.

