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PARADISE LOST
Paradise Lost (2005)
 
 
 

LINE UP :
Nick Holmes (chant)
Greg Mackintosh (guitare)
Stephen Edmondson (basse)
Jeff Singer (batterie)
 

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CHANSONS QUI TUENT :
Don't Belong
Grey
Red Shift

CHRONIQUEUR :
-the lord
(Février 2005)
 

NOTE :
14.5 / 20
 
 
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On ne sait jamais trop à quoi s'attendre avec ces diables d'Anglais, si ce n'est qu'on va déprimer sec. Pourtant Nick Holmes avait lâché pas mal d'indices sur Paradise Lost avant sa sortie puisque depuis maintenant six mois il l'annonce comme l'album le plus heavy du groupe de ces dix dernières années et le mythique Draconian Times. Mouais... S'il n'a pas vraiment tort dans le fond on ne peut pas dire que ce disque soit une pure décharge sonore prête à exploser le plus endurci des tympans. Disons qu'ici le groupe a mélangé les guitares de Draconian Times avec les sonorités pop et les samples des albums suivants. Les guitares sont tout de même systématiquement à l'avant du mix conférant au reste un rôle excessivement atmosphérique.

Donc la formation anglaise s'est encore renouvelée avec succès, c'en devient presque inquiétant. La base de cette nouvelle formule réside dans la capacité du groupe à jouer des riffs et des mélodies lourdes mais jamais agressives. Il y a là un réel paradoxe mais Paradise Lost joue intelligemment avec. Enfin généralement car comme presque chacune de leurs réalisations Paradise Lost possède son lot de morceaux absolument niais. Il ne faut pas avoir froid aux yeux pour construire tout un morceau autour du pauvre thème joué au piano sur Forever After... Pourtant Don't Belong et Shine prouvent qu'au piano et avec peu de notes, Paradise Lost peut s'en sortir très bien.

Mais la vraie force de cet album est à trouver du côté des mélodies toutes plus belles les unes que les autres. Comme voilées par un rideau de nostalgie, les meilleures chansons vous prennent directement aux tripes. Nick Holmes se fait plus doux que jamais tout en préservant son timbre autoritaire et viril si caractéristique. On pense souvent à une version plus maîtrisée et sérieuse de l'album One Second à ce niveau. Le père Holmes est toujours parfait dans son registre de chanteur maudit mais lorsque le rythme se durcit (et la musique faiblit) il est nettement plus à la peine comme sur le laborieux Close Your Eyes.

Néanmoins, quand on entend que Paradise Lost est capable d'avoir des moments de grâce de la force de Grey ou de Red Shift on peut difficilement émettre un avis défavorable sur son nouvel album. Ce dernier fusionne en un tout éclectique tout ce que le groupe nous a proposé depuis 1995. On trouvera ainsi moult touches gothiques (Red Shift, Shine, Spirit), pop (All This Was dont le riff sonne comme du U2), atmosphériques (Don't Belong, Over The Madness) ou encore heavy (Close Your Eyes, Sun Fading, For All You Leave Behind) le tout étant généralement parsemé d'un metal scandinave moderne à la Katatonia comme sur l'occulte Sun Fading.

Au final, Paradise Lost fascine et impressionne par son arbitrage entre expérimentation et retour aux sources. On sent que le groupe tente avec ce disque de reconquérir les fans qui ont lâché l'affaire avec la sortie de One Second. Malgré des défauts, cet album devrait y arriver sans pour autant frustrer les fans récents. Belle performance.

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