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Line-Up :

Daniel Gildenlöw (chant+guitare)

Fredrik Hermansson (claviers)

Johan Hallgren (guitare)

Johan Langell (batterie)

Kristoffer Gildenlöw (basse)

        

 

 

Pain Of Salvation - 12:5 (2004)

 

Chansons Qui Tuent :

Reconciliation

Chainsling

Undertow

 

   

 

    

 

 

12:5 est un live acoustique enregistré pour une radio en Suède qui ne devait pas sortir sous forme de CD à l'origine. Apparemment encore peu rodés à l'exercice acoustique, les membres de Pain Of Salvation vont revisiter bon nombre de leurs chansons issues des opus The Perfect Element Pt.1, Entropia et Remedy Lane. A l'instar de la plupart des groupes progressifs qui se plient à l'adaptation acoustique, le quintet suédois va entièrement réinventer sa musique en combinant des titres provenant de différents albums dans deux longues suites logiques: Brickwork Part 1 (composée d'extraits de Leaving Entropia, This Heart Of Mine, Song For The Innocent et Her Voices) et Brickwork Part 2 (composée de Idioglossia, Her Voices, Second Love et Ashes). L'ambiance générale est intimiste (80 personnes présentes dans le public) et décontractée ce qui se voit directement retranscrit dans la musique de ce live... 

En effet, son défaut majeur saute à la fugure dès la première écoute: en rendant sa musique acoustique, Pain Of Salvation l'a simplifiée et rendue très quelconque (cf les versions d'Ashes, Winning A War...). La richesse qui caractérise les albums studio, et plus particulièrement The Perfect Element Pt.1 et Remedy Lane, passe ici presque complétement à la trappe. Toute la première partie de ce live, jusqu'à Oblivion Ocean, est ainsi soporifique. La tension dramatique ne "passe" pas en version acoustique, la faute à des titres mal choisis... En fait seuls ceux de Remedy Lane donnent un résultat convaincant, sauf quand d'autres facteurs viennent les gâcher comme l'horrible clavecin de Dryad Of The Woods (issu de la bande son de Super Mario Land?), titre qui aurait, selon moi, dû être l'apogée de ce live. Au lieu de cela on croit à une mauvaise blague et on s'empressera de se repasser l'originale en tous points supérieure.

En fait dans cette première partie de live, le seul moment véritablement réussi est la nouvelle version de Reconciliation. En alternant des parties calmes et plus dynamiques, ce morceau donne envie de battre le rythme ce qui est indispensable pour tout bon live acoustique qui se respecte! Il reste très fidèle à l'original à l'exception du solo de guitare, quelque peu écourté. Le riff initial convient particulièrement bien à l'acoutisque et donne un petit côté jazz rock à l'ensemble, impression renforcée par le son de la batterie. Dommage que celle-ci, ainsi que la basse, soit si en retrait dans le mix... Elle laisse plus de place aux guitares au son précis et tranchant (elles claquent pour parler familièrement!) mais un peu trop dominant.

Pas grand chose de bon à se mettre sous la dent donc... Mais c'est sans compter sur la fin monumentale de 12:5! Si seulement le disque entier avait pu être de ce calibre! Undertow marque le retour du grand Pain Of Salvation! Daniel Gildenlöw chante/murmure superbement dans son style si spécial. En rendant ce sublime titre plus intimiste avec l'ajout d'un violoncelle, le groupe le transcende littéralement en le remaniant de tous les côtés. Chainsling, de son côté, n'a pas besoin de remaniement pour convaincre. Complétement taillé pour l'acoustique, ce morceau de Remedy Lane capitalise sur ses parties de guitare jouissives et sur un Johan Hallgren qui vient épauler Daniel au chant! Le meilleur moment de ce live, sans conteste. Enfin, Brickwork Part 2 s'érige en final tonitruant de ce concert en s'ouvrant le riff culte d'Idioglossia et en se terminant sur une improvisation bon esprit.

12:5 est donc un album légèrement décevant (m**de on parle quand même de Pain Of Salvation là, pas de n'importe quel groupe underground du Guatemala!) à cause de son entame qui traîne comme un bon vieux diesel. Le fan appréciera mais celui qui ne connait pas le groupe ferait mieux de poser une oreille sur les deux derniers disques en date qui lui donneront la vraie image de ce groupe original et qui a déjà marqué son époque. Même si le titre du disque me suggère de lui coller 12.5/20, je pense qu'il faut tout de même saluer ce disque qui ne passe pas si loin que ça du nouveau chef d'oeuvre.

 

13.5/20

 

-the lord (Janvier 2004)

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