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Nightwish - Once (2004) |
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Sortie majeure de cette année 2004, le nouvel album de Nightwish est attendu comme le messie par des hordes de fans en furie! Le groupe commence à accumuler une sacrée expérience et, du haut de ses sept ans d'existence, il fait figure de référence dans le domaine du metal symphonique. Symphonique, ce cinquième opus des Finlandais l'est assurément comme en témoigne la participation en grandes pompes du London Session Orchestra (ahhhh que l'orchestre est bienvenu sur Creek Mary's Blood). Mais ce n'est qu'un ingrédient parmi tant d'autres qui fait que Once est un album de grande classe, de loin le meilleur de Nightwish à ce jour...
Ce qui frappe dès la première écoute est la qualité immense du single Nemo! Rarement un groupe de metal aura eu un si bon single et Nightwish réussit le tour de force de ne pas (trop) simplifier sa musique pour l'occasion. Mieux, Nemo se paie le luxe d'avoir des orchestrations épiques de toute beauté et les meilleures lignes de chant de l'album. Que ceux qui avaient des doutes sur l'implication de Tarja Turunen dans le groupe aillent dormir tranquille ce soir: la belle est bien là et constitue toujours l'atout majeur du quintet. Elle chante un peu moins "à la cantatrice" que sur Wishmaster et cela n'est pas plus mal car elle est plus en phase avec la musique. Mais elle n'oublie de nous prouver que sa voix est légère et pure comme l'air avec la douce Kuolema Tekee Taitelilijan ou le refrain magique de Dead Gardens.
Je vous parlais du caractère très symphonique de Once: on croyait presque du Rhapsody par instants! Toutefois, même dans les passages où l'orchestre joue seul, les arrangements sont moins convaincants et surtout moins techniques que ceux de la bande à Aresuis. Mais ils soutiennement assez intelligemment les compositions et provoquent même des breaks comme sur le décidément très riche Nemo. La sympbiose entre le groupe et l'orchestre est obtenue sur Ghost Love Score, un morceau aux multiples mouvements (neuf minutes au compteur) servi par un refrain impérial. Toute la partie finale est hallucinante de beauté et d'émotions. Ce n'est pas pour que ce titre est un score, on se fait remuer comme dans un bonne musique de film. Seules certaines transitions auraient gagné à être davantage soignées.
Once est l'album le plus riche de Nightwish et demande à ce titre plusieurs écoutes pour réellement "rentrer dedans". Néanmoins, on constate rapidement que le spectre d'influences a été élargi pour se réinventer. Cette démarche rappelle celle d'Edguy avec Hellfire Club bien que Once n'accentue pas le côté heavy metal. Non, le disque va piocher dans des domaines assez inattendus comme la world music (Indiens de l'Amérique) sur la poignante ballade à rallonges Creek Mary's Blood ou la techno (!!!) sur Wish I Had An Angel où l'on jurerait entendre Scooter lors des couplets. Cette dernière référence peut paraître surprenante mais la sauce prend et l'on croirait que le groupe a joué ce type de chansons toute sa vie! Le chant masculin n'est pas étranger à cette réussite. Il permet d'ailleurs de revitaliser un titre comme Romanticide qui, sans son intervention, aurait été trop quelconque. Dommage qu'il ne vienne pas donner un petit coup de turbo aux couplets de Higher Than Hope, bien faiblars par rapport à l'excellence du refrain.
Comme souvent un disque a les défauts de ces qualités et Once n'échappe pas à cela. L'album pêche par quelques idées un peu stériles qui ne font pas vraiment avancer la musique. Bizarrement, elles se retrouvent quasiment toutes concentrées dans le morceau The Siren d'un niveau de banalité que seul Hammerfall atteint régulièrement! Heureusement, cette chanson est le seul déchet de Once qui devrait convertir en masse les réfractaires et combler ce qui ont, depuis 1997, rejoint les rangs des fans de ce groupe hors normes.
16/20
-the lord (Avril 2004)
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