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MY DYING BRIDE A Line Of Deathless Kings (2006) |
LINE UP : Aaron Stainthorpe (chant) Ade Jackson (basse) Andrew Craighan (guitare) Hamish Glencross (guitare) Sarah Stanton (claviers) |
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CHANSONS QUI TUENT : To Remain Tombless The Blood, The Wine... |
CHRONIQUEUR : Flower King (Septembre 2006) |
NOTE : 11 / 20 |
Déçu. Après trois écoutes attentives de ce A Line Of Deathless Kings, il faut se rendre à l’évidence : les Anglais de My Dying Bride nous ont pondu un disque terriblement monotone. Ce qui, chez eux, n’a rien d’une habitude : l’une des grandes forces du groupe était justement de jouer sur le diptyque désespoir/agressivité avec une rare subtilité, multipliant les façons d’exprimer la même atmosphère sinistre et mélancolique ; un tour de force remporté haut la main sur leur précédent album, Songs Of Darkness, Words Of Light. L’inspiration constante dont la formation fit preuve dans ses meilleurs moments lui avait d’ailleurs permis d’ouvrir ses portes à un public non limité aux inconditionnels du doom extrême.
Mais cette-fois ci, j’ai bien peur que seuls ces derniers trouvent leur compte dans cette dernière offrande. La déception est d’autant plus cruelle que l’album démarre par une réussite totale : To Remain Tombless, aux riffs d’une puissance implacable, avec ce sens de la structure dont le groupe a toujours su faire preuve. Après cette claque, les espoirs les plus fous sont permis : My Dying Bride va-t-il parvenir à surpasser son précédent effort ?
Le problème, c’est qu’il faut attendre la fin du disque pour trouver une pièce qui rivalise d’intensité avec cette ouverture diabolique. Il s’agit de The Blood, The Wine, The Roses, à la force mélodique soutenue par la voix délicieusement plaintive d’Aaron Stainthorpe et dont le final ébouriffant achève de mettre à genoux. C’est ce qu’on appelle prendre l’auditeur à rebrousse-poil… Mais entre ces deux morceaux de bravoure, reste un creux de près de quarante minutes. Pas que ce soit mauvais ; et à ce titre, les titres entourant les deux précités – respectivement L’Amour Détruit et Deeper Down – peuvent être qualifiées de réussites, l’un par son atmosphère funéraire et ses arpèges envoûtants, l’autre pour son côté remuant plus prononcé que sur le reste de l’album.
Pour les cinq autres titres, en revanche, le constat est terrible : bien que non déplaisants à l’écoute, aucun ne se démarque des autres, et il n’en reste rien une fois le disque achevé. Le chant d’Aaron s’y fait moins prenant qu’à l’accoutumée (et non, il n’y a pratiquement pas de voix death), certains riffs sont franchement bateaux et les constructions s’enchaînent de manière quelconque. C’est donc dans une torpeur assez désagréable qu’on laisse se succéder ces embryons de morceaux qui ne font rien pour vous captiver, et finissent par plomber la galette dans son ensemble. Sad but true.

