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MICHAEL SCHENKER GROUP Tales Of Rock 'n' Roll (2006) |
LINE UP : Michael Schenker (guitare) Pete Way (basse) Wayne Findlay (guitare+claviers) Jeff Martin (batterie) Jari Tiura (chant) |
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CHANSONS QUI TUENT : Rock 'n' Roll Angel Of Avalon Tell A Story |
CHRONIQUEUR : Lord Henry (Mai 2006) |
NOTE : 14 / 20 |
Tales Of Rock n'Roll célèbre vingt-cinq ans de carrière de Michael Schenker en solo, sous la forme d'un album conceptuel. Le concept est simple, jugez plutôt : beaucoup de morceaux, tous les chanteurs avec lesquels l'homme à la Flying V a eu l'occasion de collaborer au cours de sa carrière, de l'énergie et du rock 'n' roll. Micheal Schenker est l'un des rares guitar-heroes pour qui la chanson prévaut sur l'enquillage de notes, et son style de composition directement influencé par les vieux de la vieille (Led Zeppelin, Kinks, et autres) apparaît en 2006 plus clair et identifiable que jamais. C'est donc à une multitude de riffs et de refrains accrocheurs que nous convie ces contes du rock 'n' roll vus par un Allemand presque sexagénaire de Hannovre.
Jari Tiura est la dernière perle dénichée par Michael Schenker en terme de chant. Le finlandais assure treize des dix-neuf morceaux de l'album, et n'a pas à rougir de se retrouver aux côtés de légendes comme Graham Bonnet ou Chris Logan. Les nombreux chanteurs impliqués de près ou de loin dans la carrière du MSG se retrouvent tous ici, un tel amoncellement de talents laisse rêveur. Schenker ne change pas sa manière d'appréhender sa musique, mais chaque interprète possède le talent nécessaire pour conférer une identité propre aux morceaux, qui il est vrai suivent tous la même logique. Comparez un "Bitter Sweet", drôle et enjoué, avec un "Voice Of My Heart", lent et heavy ; un "Angel Of Avalon" pêchu à souhait, rappellant U.F.O., et un intimiste "St Ann". Dans le fond pourtant, Michael Schenker ne souhaite que plaire à ses fans.
"Rock 'n' Roll" le bien nommé est transcendé par un Graham Bonnet volontairement gras, lumineux lors d'un refrain des plus catchy. Un moment fort, indéniablement. Les soli, improvisés parfois semble-t'il, révèlent suffisamment que l'on n'a pas affaire à un gratteux lambda, d'autant plus intéressant que son style de prédilection n'est pas le plus technique qui soit. Mais ce sont surtout les riffs qui font mouche. La pression ne se relâche jamais, le papy s'est refusé à la moindre petite ballade, comme pour signaler que vingt-cinq ans au service du rock 'n' roll ne sont pas encore assez. Tant qu'il parviendra à signer des brûlots comme "Tell A Story", et tant qu'il trouvera des Robin McAuley pour les chanter, on signera. La longueur de l'album le rend sans doute difficile à encaisser, mais cela, après tout, fait partie du concept. La tournée s'annonce mouvementée.

