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MICHAEL SCHENKER GROUP
Juillet 2006
  
JOURNALISTE :
-the lord
  
INTERVIEW AVEC :
Michael Schenker
Guitariste
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Pour la plupart des gens, Michael Schenker est l’archétype de la rock star dans tous ses excès. Fantasque, colérique et traînant avec lui une sale réputation, cet ex-membre de U.F.O. et des Scorpions n’en demeure pas moins une crème à interviewer. Venu présenter Tales Of Rock ‘n’ Roll - 25 Years Celebration (cliquez ici pour lire la chronique), concept album flirtant avec l’opéra rock, l’Allemand aborde avec nous quelques questions plus personnelles ainsi que son actualité à venir avec les Scorpions.

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-the lord : La musique de Tales Of Rock ‘n’ Roll - 25 Years Celebration devait initialement être utilisée pour un album de U.F.O., non ?

Michael Schenker (guitare) : Oui j’avais U.F.O. en tête au départ. Phil Mogg m’a grosso modo planté sans que je sache réélement pourquoi. J’étais énervé car j’avais de la super musique à disposition mais pas de chanteur… Puis tout à coup, arrive Jari Tiura qui m’a contacté avec une démo. J’ai adoré sa voix immédiatement et il fallait absolument que nous bossions ensemble. Avec la musique que j’avais composée, je voulais faire un album concept mais je n’avais pas de concept malheureusement. Mais avec Jari, je savais que le temps était venu de passer la seconde. Au bout de quelques mois, il a trouvé une idée : « Tales of Rock ‘n’ Roll ». C’était le déclic. Je me suis alors mis en tête de réinviter tous les anciens chanteurs du Michael Schenker Group afin de célébrer dignement vingt-cinq ans de carrière. J’ai dû mettre ma patience à rude épreuve en attendant tout ce beau monde pendant presque un an (rires).

-the lord : Un an ?!

Michael Schenker : Oui ! Les chanteurs doivent sûrement avoir une sorte de maladie qui les empêchent de travailler rapidement (rires).

-the lord : Dans ta jeunesse tu étais connu pour ne pas être très à l’aise sur scène et encore récemment tu déclarais préférer jouer en studio qu’en concert… C’est dû à quoi ?

Michael Schenker : Depuis que j’ai quinze ans je fais des crises d’angoisse mais les gens ont toujours eu du mal à s’en rendre compte autour de moi. Quand Lights Out s’est classé dans les charts, j’ai eu peur de tourner. Je prenais des cachets pour dominer cette peur et pour pouvoir monter sur scène. Mais lorsque je buvais par-dessus, cela ne faisait pas un bon mélange… Je me suis retrouvé dans de drôles de situations et parfois je me demandais vraiment ce que je foutais sur scène : « Pourquoi ai-je choisi de devenir de guitariste ? » Mais je suis devenu plus fort à force de traverser les épreuves que Dieu a mises sur mon chemin. Maintenant je suis heureux de donner des concerts. De plus, nous avons réglé les problèmes de son qui m’empêchaient d’avoir des retours de bonne qualité sur scène ; du coup mon jeu est meilleur et je suis nettement plus à l’aise.

-the lord : Est-ce que tu passes encore beaucoup de temps à essayer d’améliorer ton niveau de maîtrise de la guitare ?

Michael Schenker : Je me suis entraîné presque non-stop toute ma vie. Lorsque j’ai divorcé, j’ai déprimé et je n’avais plus le cœur à jouer de la guitare pendant de longs mois. Jusqu’à ce moment-là je jouais environ deux heures par jour et acutellement j’ai essaie encore de m’entraîner le plus possible.

-the lord : Tu es indissociable de ton frère Rudolf et ce n’est pas le modèle de guitare que vous avez présenté récemment qui me fera dire le contraire. A ton avis, quelle est la clef du success des frères Schenker ?

Michael Schenker : Nous nous impliquons tous les deux énormément dans ce que nous faisons. Nous cherchons toujours à nous rapprocher de la perfection. Nous tenons certainement cela de notre père qui était aussi musicien puisqu’il jouait du violon. Il était tellement fier et enthousiaste de jouer de cet instrument qu’il a dû nous transmettre sa passion d’une certaine façon. De notre côté, nous essayons de transmettre un maximum d’émotions et de profondeur à travers notre musique. Je pense que les gens ressentent cette sincérité.

-the lord : Est-ce que tu as du neuf concernant une nouvelle collaboration avec ton frère Rudolf au sein de Scorpions ?

Michael Schenker : Oui. Nous allons également même écrire un album ensemble. Pour le Wacken, je rejoindrais les Scorpions sur scène et j’enregistrerai un disque avec eux ! Pour le moment, je ne peux rien dire à ce sujet car rien n’est encore défini du côté du groupe –ils sont tellement longs à prendre des décisions !- même si je risque de collaborer de la même façon que sur Lovedrive.

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