-the
lord : La musique de Tales Of Rock ‘n’ Roll -
25 Years Celebration devait initialement être utilisée pour un
album de U.F.O., non ?
Michael Schenker
(guitare) : Oui j’avais U.F.O. en tête au départ. Phil
Mogg m’a grosso modo planté sans que je sache réélement
pourquoi. J’étais énervé car j’avais de la super musique à
disposition mais pas de chanteur… Puis tout à coup, arrive Jari
Tiura qui m’a contacté avec une démo. J’ai adoré sa voix
immédiatement et il fallait absolument que nous bossions
ensemble. Avec la musique que j’avais composée, je voulais
faire un album concept mais je n’avais pas de concept
malheureusement. Mais avec Jari, je savais que le temps était
venu de passer la seconde. Au bout de quelques mois, il a trouvé
une idée : « Tales of Rock ‘n’ Roll ». C’était
le déclic. Je me suis alors mis en tête de réinviter tous les
anciens chanteurs du Michael Schenker Group afin de célébrer
dignement vingt-cinq ans de carrière. J’ai dû mettre ma
patience à rude épreuve en attendant tout ce beau monde pendant
presque un an (rires).
-the
lord : Un an ?!
Michael Schenker :
Oui ! Les chanteurs doivent sûrement avoir une sorte de
maladie qui les empêchent de travailler rapidement (rires).
-the
lord : Dans ta jeunesse tu étais connu pour ne pas
être très à l’aise sur scène et encore récemment tu déclarais
préférer jouer en studio qu’en concert… C’est dû à quoi ?
Michael Schenker :
Depuis que j’ai quinze ans je fais des crises d’angoisse mais
les gens ont toujours eu du mal à s’en rendre compte autour de
moi. Quand Lights Out s’est classé dans les charts, j’ai eu
peur de tourner. Je prenais des cachets pour dominer cette peur et
pour pouvoir monter sur scène. Mais lorsque je buvais par-dessus,
cela ne faisait pas un bon mélange… Je me suis retrouvé dans
de drôles de situations et parfois je me demandais vraiment ce
que je foutais sur scène : « Pourquoi ai-je choisi de
devenir de guitariste ? » Mais je suis devenu plus fort
à force de traverser les épreuves que Dieu a mises sur mon
chemin. Maintenant je suis heureux de donner des concerts. De
plus, nous avons réglé les problèmes de son qui m’empêchaient
d’avoir des retours de bonne qualité sur scène ; du coup
mon jeu est meilleur et je suis nettement plus à l’aise.
-the
lord : Est-ce que tu passes encore beaucoup de temps
à essayer d’améliorer ton niveau de maîtrise de la guitare ?
Michael Schenker :
Je me suis entraîné presque non-stop toute ma vie. Lorsque
j’ai divorcé, j’ai déprimé et je n’avais plus le cœur à
jouer de la guitare pendant de longs mois. Jusqu’à ce moment-là
je jouais environ deux heures par jour et acutellement j’ai
essaie encore de m’entraîner le plus possible.
-the
lord : Tu es indissociable de ton frère Rudolf et ce
n’est pas le modèle de guitare que vous avez présenté récemment
qui me fera dire le contraire. A ton avis, quelle est la clef du
success des frères Schenker ?
Michael Schenker :
Nous nous impliquons tous les deux énormément dans ce que nous
faisons. Nous cherchons toujours à nous rapprocher de la
perfection. Nous tenons certainement cela de notre père qui était
aussi musicien puisqu’il jouait du violon. Il était tellement
fier et enthousiaste de jouer de cet instrument qu’il a dû nous
transmettre sa passion d’une certaine façon. De notre côté,
nous essayons de transmettre un maximum d’émotions et de
profondeur à travers notre musique. Je pense que les gens
ressentent cette sincérité.
-the
lord : Est-ce que tu as du neuf concernant une
nouvelle collaboration avec ton frère Rudolf au sein de Scorpions ?
Michael Schenker :
Oui. Nous allons également même écrire un album ensemble. Pour
le Wacken, je rejoindrais les Scorpions sur scène et
j’enregistrerai un disque avec eux ! Pour le moment, je ne
peux rien dire à ce sujet car rien n’est encore défini du côté
du groupe –ils sont tellement longs à prendre des décisions !-
même si je risque de collaborer de la même façon que sur
Lovedrive.
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