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MOTORHEAD Kiss Of Death (2006) |
LINE UP : Lemmy Kilmister (chant+basse) Phil Campbell (guitare) Mikkey Dee (batterie) |
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CHANSONS QUI TUENT : Sucker Christine Trigger |
CHRONIQUEUR : -the lord (Août 2006) |
NOTE : 15 / 20 |
Inusable comme les santiags blanches de son leader, Motörhead continue de livrer à qui veut bien ses galettes à un rythme métronomique. Seul problème, depuis le très bon Sacrifice, elles sont à peu près aussi intéressants que la vingt-huitième saison des Feux De L’amour (celle où Jerry trompe Gina avec Miguel tout en se faisant passer pour Tom) à tel point qu'il y a six mois un pré-avis de retraite aurait sûrement été mieux accueilli qu'un communiqué de presse annonçant un nouvel album. Mais on n’est jamais à l’abri d’un retournement « gras-ieux » de situation...
Et c'est exactement ce qui s'est passé ici. En effet, Kiss Of Death a tout du disque inespéré. Mélodies catchy retrouvées (Trigger, Christine), boogie plombé (Under The Gun, Devil I Know) et rock en fusion (Sucker, Sword Of Glory) : tous les ingrédients qui ont fait la notoriété de Lemmy sont à nouveau présentés dans un bel enrobage. Le trio ne s’était jamais vraiment écarté de ses recettes-miracles mais il ne parvenait tout simplement plus à accrocher avec ses morceaux calculés à l’extrême. Retrouvant un certain degré de feeling après avoir touché le fond, Motörhead se repositionne sur le chemin de la réussite en signant quelques classiques potentiels qui pourraient remplacer avantageusement certains tubes passés en concert.
S'il serait assez facile de tracer des parallèles entre certaines nouvelles compositions et des anciennes chansons, cet exercice apparaît assez vain tant la qualité brute d'écriture et une sincérité d'interprétation toujours aussi décoiffante sont présentes ici. Seul l’exercice de la ballade acoustique (God Was Never On Your Side) reste une épreuve insurmontable pour Lemmy et un moment propice pour montrer ses faiblesses de songwriting. Dans un créneau moins direct demandant plus de sensibilité qu'il n'a jamais pu en afficher, l'Anglais continue à se fourvoyer. Néanmoins, sur son terrain de jeu favori le groupe reste maître des lieux et, même si le dernier quart de Kiss Of Death s’essouffle (Kingdom Of The Worm, seul déchet du disque), prouve par la plus belle des façons, au moment où Slayer et Iron Maiden sortent leurs nouveaux disques, qu’on peut encore compter sur les vétérans pour établir de nouvelles références.

