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MORLEY Days Like These (2006) |
LINE UP : Morley (chant+guitare) + guests |
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CHANSONS QUI TUENT : Free Fall Women Of Hope |
CHRONIQUEUR : Lord Henry (Juin 2006) |
NOTE : 14 / 20 |
Loin des grosses guitares, c'est dans le registre pop / rock que la jeune américaine Morley évolue. Sa voix blues et profonde l'éloigne des standards radio, mais Days Like These n'en reste pas moins un album à fort potentiel commercial, tant les compositions de l'ex-danseuse savent réunir les qualités requises, à commencer par une approche mélodique très développée. Les rythmiques sont assurées par une guitare acoustique, et ce n'est que ponctuellement que l'on peut entendre les amplificateurs ; pour les soli généralement. L'autre point fort de Days Like These est une production soignée, soumettant chaque titre à une ambiance bien particulière.
Car effectivement, si le style de composition de Morley demeure identifiable sur les treize chansons, les arrangements incluant cordes, percussions, piano ou autres maracas vont lorgner tantôt du côté du jazz ("Softly"), tantôt vers la folk US ("Cross These Waters"), tantôt encore vers l'exotisme sud-américain ("Time"). Le mix, de même, est parfaitement équilibré, rendant le timbre chaud de la jeune dreadlockée diablement sensuel, sans pour autant laisser les instruments de côté. En particulier sur les chansons les plus intimistes et minimalistes, telles les ballades "My Bed Is By The Sea" et "Women Of Hope". Par son côté accrocheur, Morley devrait être à même de séduire le plus grand nombre. Cela ne l'empêche pas de se montrer plus "indépendante", comme sur "Vision Warrior" où elle troque sa gratte sèche contre quelques riffs rock.
"Free Fall" de son côté, possède tout comme "Pleasure", un côté pop anglaise dans des refrains très accrocheurs, pas franchement originaux, mais que le chant atypique de Morley parvient à rendre frais et touchants. C'est là sa force, chaque piste amène une nouvelle facette de la pop, avec toutefois un fil rouge canaliseur bien audible. Certains titres sont peut-être, dans l'absolu, plus anecdotiques que d'autres, mais la production fait figure de confiture et la pilule passe finalement plutôt bien. Les textes, en revanche, n'échappent pas à la mélasse pop feeling sans grand intérêt ; Morley n'est pas la philosophe du siècle. Mais le plaisir de la pop, indépendante ou pas, est bien présent. Voilà une bande-son idéale aux aventures sentimentales de vacances d'été.

