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MERCENARY
The Hours That Remain (2006)
LINE UP :
Mikkel Sandager (chant)
René Pedersen (basse+chant)
Jakob Mølbjerg (guitare)
Martin Buus (guitare)
Mike Park (batterie)
Morten Sandager (claviers)
Mercenary - The Hours That Remain
CHANSONS QUI TUENT :
Redefine Me
Lost Reality
Simplicity Demand
CHRONIQUEUR :
-the lord
(Juillet 2006)
NOTE :
15 / 20

En voilà une belle confirmation. 11 Dreams, il y a pile deux ans, nous avait enfoncé profondément la puce dans l'oreille et The Hours That Remain nous le confirme, Mercenary est un groupe extrêmement intéressant. Résolus les problèmes vocaux, les Danois peuvent maintenant nous abreuver de mélodies léchées qui vont chercher les éléments les plus intéressants des scènes emo (certaines parties de chant clair ne trompent pas), death mélodique (les claviers caractéristiques) et metalcore (l'usage de la voix répondant à Mikkel Sandager) pour nuancer un power thrash scandinave de plus en plus unique et obnubilant.

Certes on pense encore à Nevermore (souvent) et à Soilwork (nettement moins que sur 11 Dreams en dépit de la présence de Björn "Speed" Strid en tant qu'invité) mais l'identité de Mercenary se forge à grands coups de rythmiques puissantes donnant la réplique à des refrains à reprendre en choeur le plus fort possible. Et si globalement The Hours That Remain met l'accent sur les belles mélodies (Redefine Me, My World Is Ending, Soul Decision), l'album n'hésite pas non plus à revenir vers quelque chose de plus direct, proche du death brutal par instants (Year Of The Plague et ses blast beats maladifs). Il ressort de tous ces mélanges -internes et externes aux morceaux individuels- un disque sophistiqué où chaque choix semble avoir été mûrement réfléchi pour apporter une valeur ajoutée.

Et comme les morceaux sont plutôt longs (six minutes et quelques de moyenne) Mercenary se rapproche fortement de la scène progressive, comme Opeth a pu le faire. Contrairement à 11 Dreams, lorsque la formation scandinave propose des chansons vraiment épiques (Lost Reality, Simplicity Demand, The Hours That Remain) elle se montre encore plus efficace et impressionnante. Les faiblesses sont donc davantage à trouver sur les titres les plus courts (Soul Decision, Obscure Indiscretion) qui, en étant un peu trop comprimés mais toujours relevés par de bons chorus, n'ont souvent pas la place d'incorporer quelques breaks bien sentis, un long passage instrumental central ou un pré-refrain comme Mercenary les affectionne. Mais la messe est dite ; la bande des frères Sandager est arrivée à maturité et si vous ne l'avez pas encore découverte précédemment, c'est le moment.

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