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Depuis le début de l'année, le Danemark a été une des nations fortes du metal en matière de death/thrash mélodique. Mercenary continue à perpétrer la tradition avec son nouvel album, 11 Dreams (cliquez ici pour lire la chronique). Riche mélange de styles, cette galette va faire le bonheur des amateurs de prog' et de death mélodique. Ca tombe bien, le groupe revendique la pluralité de ses influences comme le prouve cet entretien avec Mikkel Sandager, chanteur au sein de Mercenary.
-the lord : Mercenary a joué au Prog Power l'année dernière. Comment qualifierais-tu cette expérience?
Mikkel Sandager (chant) : Je crois que c'est la chose la plus importante qui soit arrivée au groupe au niveau du live. Imagine que tu sois obligé d'aller aux Etats-Unis pour jouer un set de quarante minutes (rires). Mais ça vlait le coup! Toute l'ambiance qui entoure le Prog Power est incroyable. Les fans américains nous ont bien accueilli et nous espérons pouvoir repartir là-bas au plus vite. Nous étions certainement le plus petit groupe de l'affiche et nous ne savions pas trop à quoi nous attendre surtout qu'à cette époque notre musique n'étant pas très progressive. Mais nous avons pu jouer devant mille quatre cents personnes. Nous sommes même resté en contact avec l'organisateur, Glenn Harveston, qui est un type très bien. De plus, nous avons pu rencontrer de supers musiciens et, d'un point personnel, j'ai pu parler avec mon idole Ray Alder de Fates Warning. Oui, le Prog Power fut une très grande expérience!
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-the lord : Es-tu vraiment intéressé par la musique progressive?
Mikkel Sandager : Oh oui! Quelques-uns de mes groupes préférés sont progressifs: Fates Warning, Dream Theater ou encore O.S.I. que j'ai découvert récemment. J'ai un background très progressif; les trucs les plus hardcore que j'écoute sont Nevermore, Invocator etc.
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-the lord : Parlons un peu du nouvel album. Musicalement, quel seuil a été franchi par Mercenary avec 11 Dreams?
Mikkel Sandager : Je crois que 11 Dream est plus accessible que nos précédentes réalisations car l'album est très mélodique. J'ai joué un rôle plus important dans ce disque donc je le trouve bien entendu très intéressant (rires)! Non, sérieusement, je trouve que le groupe a évolué positivement depuis Everblack. Le côté prog est plus présent et le tout est nettement plus varié pusique l'on va du death mélodique à la power ballad. J'adore cela. Ce sera sans doute difficile de nous mettre une étiquette (rires)!
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-the lord : L'album a été enregistré il y a un moment déjà car vous avez mis du temps à trouver un bon contrat avec un label. Quel regard critique portes-tu sur 11 Dreams puisqu'il est déjà presque vieux pour le groupe!
Mikkel Sandager : Je ne dirais pas qu'il est vieux. Bien qu'il ait été enregistré il y a un moment, tout le processus pour arriver à sa sortie a été très important pour nous en tant que groupe. Nous avons dû faire face à de gros moments de stress ce qui nous a fait devenir plus fort. Je ne pense pas qu'un autre groupe aurait pu allé plus vite que nous dans les mêmes conditions lorsque nous avions fini d'enregistrer. Nous voulions un nouveau label, plus gros que notre précédent, et cela ne se trouve pas comme ça! J'espère que les choses iront un peu plus vite pour le prochain album (rires).
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-the lord : Je trouve que ton chant clair s'est nettement amélioré sur ce disque. Est-ce que cela a offert de nouvelles possibilités de composition?
Mikkel Sandager : Merci du compliment (rires). Mais je crois que tu as raison de dire que j'ai fait des progrès depuis Everblack. A mon sens, la raison en est assez simple: je chante de plus en plus depus que je suis dans Mercenary. De plus, la musique du groupe me fait repousser constamment mes limites. Enfin, je viens d'arrêter de fumer ce qui devrait me permettre de m'améliorer encore plus. En ce qui concerne les nouvelles possibilités, je pense effectivement que nous nous sommes ouverts de nouvelles portes tant en registre clair que dans les cris que je n'avais pas l'habitude de faire avant. Les choses évoluent. Mais le reste du groupe fait également des progrès gigantesques; il y a une émulation positive au sein du groupe. Le fait d'appartenir à un groupe où chaque membre doit travailler dur pour rester au niveau des autres est primordial selon moi.
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-the lord : Comment avez-vous eu l'idée de faire une reprise de Kent (Music Non Stop)? Et que penses-tu de sa musique?
Mikkel Sandager : L'idée remonte à fin 2002, début 2003 je crois. Nous parlions de faire un EP avec deux nouveaux morceaux, Nothing's What It Seems (le bonus du digipack d'Everblack) et nous voulions un quatrième titre. Kral et Jakob Moelbjerg aimaient beaucoup Kent et le fait d'enregistrer une de ses chansons est venu naturellement. Nous trouvions tous que c'était une bonne chanson doté un bon refrain. Par la suite nous avons pensé qu'il serait plus judicieux de faire un album entier d'abord mais nous avons gardé la chanson de Kent car nous l'aimons énormément.
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-the lord : Sais-tu déjà à quoi le prochain album va ressembler?
Mikkel Sandager : Non, pas vraiment. Nous avons déjà quelques riffs sur lesquels nous avons jammé. Je pense que nous allons encore franchir un cap. Cela est largement dû au fait que nous avons un nouveau guitariste qui participe à la composition. Nous ne nous fixons aucune limite. La musique n'en a pas: c'est un organisme vivant qui a besoin d'avoir sa propre vie. Mais nous allons commencer à écrire des nouvelles compositions sous peu.
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-the lord : Crois-tu que la popularité de groupes tels que Soilwork va aider Mercenary à se faire connaître?
Mikkel Sandager : Oui, je suis certain que cela aide notre style a devenir reconnu. Les groupes comme Soilwork tracent la voie pour des groupes comme le nôtre.
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-the lord : Qu'est-ce qui justement différencie Mercenary de groupes comme Soilwork?
Mikkel Sandager : La variété du chant. Je ne sous-entends pas que Soilwork est monotone! Ils sont même loin de l'être mais dans Mercenary nous avons deux chanteurs ce qui démarque d'un bon paquet de groupes. Musicalement, je ne trouve pas que l'on ressemble trop à Soilwork; nous sommes deux groupes bien distincts. Je pense qu'il est toujours délicat de comparer deux combos car ils ont chancun leur marque de fabrique. Et s'ils n'en ont pas, ils ne perceront pas! C'est la dure loi de la musique...
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-the lord : La scène danoise semble très active dernièrement. Y a-t-il encore beaucoup de groupes underground qui n'ont pas pour le moment percé aux yeaux du grand public?
Mikkel Sandager : La scène danoise se transforme pour le mieux. Depuis trois ou quatre ans, je crois que les groupes de notre pays ont prouvé qu'ils pouvaient réussir s'ils s'en donnaient les moyens. Les groupes danois ont sans doute compris que dans la musique il n'y avait aucune place pour les compromis, qu'il faut faire des sacrifices et peu importe le prix à payer. Il ne faut pas faire les choses à moitié sinon on passe inaperçu. Est-ce qu'il y a de bons groupes danois qui pourraient devenir connus? Cela dépend entièrement de leur motivation, de s'ils pensent pouvoir réussir. Il faut qu'ils croient en leur musique. J'emploie "croire" dans un sens économique: croire que leur produit est aussi bon que les autres. Si le produit ne tue pas, il ne vaut rien! Il faut payer pour un bon enregistrement et une production digne de ce nom. C'est triste de dire cela mais c'est la stricte vérité. Ceci dit, c'est clair qu'il y a un paquet de bons groupes danois qui méritent que l'on s'y penche.
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(interview réalisée le
5 Août 2004 par -the lord)