| MENDEED This War Will Last Forever (2006) |
LINE UP : David Proctor (chant) Chris Lavery (basse+chant) Steven Nixon (guitare) Steph Gildea (guitare) Kevin Matthews (batterie) |
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CHANSONS QUI TUENT : Beneath A Burning Sky |
CHRONIQUEUR : Aliocha Klodovitch (Mai 2006) |
NOTE : 08 / 20 |
Mendeed, c'est la nouvelle sensation de l'univers metal, un groupe voué à révolutionner votre vision de la musique grâce à un mélange détonant de thrash, de death mélodique et de hardcore. Si en lisant la phrase qui précède, vous prenez un air désabusé tout en soupirant quelque chose du genre « tiens, un de plus ? », vous êtes sur la bonne voie. Même si la déferlante de "nouvelles sensations" metalcore semble s'être un peu calmée depuis l'année dernière, quelques groupes et labels essayent encore d'exploiter le filon. Malheureusement, Mendeed n'a pas pris la peine de creuser assez profondément.
Pourtant, au premier abord, on pourrait presque être intrigué par la longue plage d'introduction calme et mélancolique, avec son air typiquement celtique. La première chanson, Beneath A Burning Sky, parvient encore à faire bonne impression par un mélange des genres plutôt bien géré : intro dans le style death mélodique sur fond de blast, chant hardcore vigoureux, quelques passages à la limite du black metal bien maîtrisé... Il n'y aura guère que les choeurs chancelants pour gâcher un peu le tableau.
Mais dès Stand As One And Fight For Glory, l'enthousiasme commence à se dissiper. Tout d'abord, il y a ce son de batterie, tellement triggé qu'on a l'impression d'entendre une boîte à rythmes gauchement programmée dans les passages les plus violents. Ensuite une inspiration Children Of Bodom un peu trop flagrante, que l'on retrouvera tout au long de l'album et qui se ressent surtout dans les riffs aux tons néoclassiques et le placement de certaines parties vocales. Un autre gros souci de Mendeed réside dans les structures des compositions, trop chaotiques et souvent dénuées de véritables transitions entre les différents passages, un titre décousu comme Withered And Torn étant une parfaite illustration de ce manque de fignolage.
On ne peut pas dire que tout est à jeter sur cet album, quelques bons riffs et passages inspirés s'y sont quand même glissés, comme le final aérien et surprenant de The Black Death, mais l'impression globale que laisse This War Will Last Forever, c'est celle d'une précipitation malhabile. Et comme le dit si bien ce bon vieux proverbe : « Qui se hâte trop en cheminant en beau chemin se fourvoie souvent ». Espérons que Mendeed méditera un peu sur morceau de sagesse populaire et évitera de se heurter une deuxième fois à la même pierre.

