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THE MARS VOLTA Amputechture (2006) |
LINE UP : Omar Rodriguez-Lopez (guitare) Cedric Bixler-Zavala (chant) Jon Theodore (batterie) Isaiah Ikey Owens (claviers) Juan Alderete (basse) |
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CHANSONS QUI TUENT : Vermicide Tetragrammaton |
CHRONIQUEUR : -the lord (Septembre 2006) |
NOTE : 08.5 / 20 |
The Mars Volta est le genre de groupes que tout amateur de rock progressif doit aimer. C'est écrit et on ne peut rien y faire. Il a tout pour plaire : des titres suffisamment longs pour cuire son bol de riz en toute tranquillité, des bruitages de claviers et de guitares distordues à n'en plus finir, des concepts poussés dans les paroles, des changements de rythme inattendus dans la musique et tout ce qui constitue le bonheur habituel d'un étudiant boutonneux en informatique. A ce titre, Amputechture ne deçoit pas ; il remplit le cahier des charges avec une précision étonnante et continue dans la lignée tracée par Frances The Mute. Une question reste tout de même en suspens : où sont passées la passion et la science d'écriture de De-Loused In The Comatorium (2003) ?
Même si le deuxième album souffrait à peu près des mêmes défauts qu'Amputechture, ce dernier les met de manière irrévocable en évidence. Le seul objectif semble ici de remplir coûte que coûte septante-six minutes de musique. Si ce but est accompli, la douleur et l'ennui éprouvés par l'auditeur sont à la hauteur du manque d'inspiration global des cinq gaillards. Pour preuve le nombre conséquent de "guests à temps plein" parmi lesquels John Frusciante des Red Hot Chili Peppers tous chargés de rallonger le plus possible des titres incroyablement indigestes oscillant entre soundscapes Frippiens et rock seventies fortement empreint de Led Zeppelin ou de Yes période Relayer (Meccamputechture, Day Of The Baphomets). Pourtant, même réduits à des durées plus acceptables en coupant les passages intello-masturbatoires, ces morceaux n'auraient que peu de cachet pour qui cherche à éprouver du plaisir en écoutant un CD. Seul Tetragrammaton, grâce à un riff initial jouissif et un pourcentage de remplissage inutile inférieur à 20%, s'en sort plus ou moins sans trop de dommages collatéraux.
C'est en fait dans un format nettement plus commercial que The Mars Volta s'en sort le mieux. Vermicide constitue le seul et unique moment de grâce d'Amputechture où voix, bruitages et rythmiques regardent enfin ensemble dans la même direction. Quant à Asilos Magdalena, sans aller chercher midi à quatorze heures, il constitue une pause acoustique agréable bien qu'il finisse sous le déluge habituel de bruitages... Finalement, les membres de The Mars Volta, à force de courir après le rock progressif en tant que genre - rappelez-vous des raisons du split d'At The Drive-In - sont arrivés à leurs fins et on est heureux pour eux. Mais à l'image de leur jeu sur l'horrible El Ciervo Vulnerado, ils ont simplement oublié que le prog est avant tout un état d'esprit et non une compilation de tics musicaux des années 70.

