| MANTICORA THE BLACK CIRCUS PART II - DISCLOSURE (2007) |
LINE UP : Lars F. Larsen (chant) Kristian Larsen (guitare) Martin Arendal (guitare) Kasper Gram (basse) Mads Volf (batterie) |
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| CHANSONS
QUI TUENT : Gypsies’ Dance pt II Of Madness In Its Purity |
CHRONIQUEUR : Lord Henry (Juillet 2007) |
NOTE : 13 / 20 |
Manticora s’est lancé dans un concept assez original, narrant les aventures d’une troupe de cirque dans un univers sombre et angoissant. Disclosure en est la deuxième partie, au moins aussi aboutie que la première. Les Danois confirment qu'ils ont suffisamment d’atouts entre leurs mains pour briller sur le devant de la scène power-metal.
La virtuosité, d’abord. Les guitaristes Kristian Larsen et Martin Arendal s’en donnent à cœur joie, emplissant jusqu’à la crête en soli et en leads des morceaux déjà bien touffus. En duel, à l’unisson, en riffs bourrins tendance extrême, le travail des gratteux est remarquable. Peut-être prend t’il parfois trop d’ampleur, allongeant considérablement les morceaux. L’atmosphère ensuite : rares sont les albums à diffuser de manière si harmonieuse sur la longueur une ambiance particulière ; théâtrale, la musique de The Black Circus se veut grave et lugubre, très captivante. Riches en interludes symphoniques, acoustiques ou gypsy, Disclosure sent bon le concept bien ficelé.
La musique de Manticora, à ses fondements, reste cependant assez conformiste : du power-metal de la frange bourrine, avec riffs destructeurs et batterie mitrailleuse. Les tentatives de changements de tempo sont nombreuses, mais n’estompent pas assez cette impression de bloc rythmique prépondérant. Seuls l’instrumental " Haita Di Luppi " et l’excellent V Gypsies’ Dance Pt. II ", irréprochables, dénotent du reste par leurs qualités mélodiques et leur technicité. Ce dernier titre, arrivant un peu tôt, reste le point d’orgue de l’album, avec des chœurs triomphants.
Le chant de Lars F. Larsen, agressif, rebutera un grand nombre à cause d’un timbre assez particulier. Si le chanteur a fait de solides progrès en dix ans, il se trouve parfois encore un peu à la traîne dans les aigus (" All That Remain "). " Of Madness In Its Purity " rattrape l’affaire. Un peu trop de « bam bam », des morceaux trop longs, des mélodies pas encore assez identifiées : voilà les trois points que l’on peut encore reprocher à Manticora, dont on sent pourtant le grand potentiel. Le plus dur est fait : le groupe a une identité bien trempée. Il ne reste plus qu’à pondre le grand album. Disclosure n’est pas celui-là, mais reste très agréable à écouter.

