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Malédiction - Esclave Du Vice (2004) |
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Esclave Du Vice est le second album de Malédiction. Les progrès par rapport au premier sont sensibles... sur quelques titres seulement, l'ensemble n'étant guère plus abouti. Le groupe n'a pas changé sa vision de la musique: il joue un metal très pur des années 80 avec un chant Français à mi-chemin entre Sortilège et Manigance. Musicalement, Malédiction s'imprègne énormément d'Iron Maiden (et pas que dans les soli de guitares) à tel point que de nombreux passages sont entièrement pompés comme l'intro d'Esclave Du Vice. Ceux qui n'aiment pas le penchant un peu trop prononcé de Manigance pour le speed mélodique apprécieront cette démarche, plus tradionnelle.
Le principal reproche que je ferai à Malédiction est le chant. Sylvain Mollard reste systématiquement coincé dans les aïgus alors que l'on sent que ce n'est pas naturel chez lui. Sa voix à la fois stridente et écorchée fait très typée année 80. S'il est louable de vouloir ponctuellement rendre hommage à cette période (ce que fait fort bien Malédiction), le faire systématiquement sur un album entier est une idée assez bizarre. La musique d'Esclave Du Vice est donc extrêmement datée et semble n'être écrite que pour satisfaire une bande de personnes n'ayant pas souhaité évoluer avec son temps. Une fois que vous aurez choisi votre camp, vous saurez si vous apprécierez ou non Esclave Du Vice. Les amateurs des années 80 se régaleront de ce chant haut perché, de ces rythmiques simplistes, de ces soli harmoniques et de ces refrains entêtants. Les autres passeront rapidement leur chemin.
Mais il y a quand même quelques points sur lesquels tout le monde sera d'accord. La production, par exemple, n'est vraiment pas bonne. La batterie a un son très creux (le summum étant attient sur Absinthe), le chant résonne sans arrêt et l'ensemble est coincé dans les middles... Ce ne sont pas les meilleures conditions pour gouter à des titres de bonne facture comme Martyr qui s'ouvre sur un arpège de guitare que vient chevaucher le chant de Sylvain Mollard. La suite ressemble aux mid tempo récents de Manigance, la hargne et le côté sombre en plus.
Portées par des textes soignés, les compositions d'Esclave Du Vice oscillent entre le très bon (Martyr, Justice Assassine...) et le moins bon (Conspirations, Esclave Du Vice, Au Royaume D'Hadès...) ce qui laisse tout de même une impression d'inachevé à l'album. Si les nostalgiques d'un heavy metal pur à la Française et sans concession trouveront largement de quoi être satifat de leur achat avec Esclave Du Vice, les autres resteront plus dubitatifs.
13/20 (pour les nostalgiques des eighties) 08.5/20 (pour les autres)
-the lord (Janvier 2004)
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