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MAGO DE OZ
Gaia II: La Voz Dormida (2005)
 
 
 
 

 
 
 

LINE UP :
Txus Di Fellatio (batterie)
José Andrëa (chant)
Carlos Prieto "Mohamed" (violon)
Carlitos (guitare)
Frank (guitare)
Pedro Diaz "Peri" (basse)
Jorge Salan (guitare)
Sergio Cisneros "Kiskilla" (claviers)
Fernando Ponce (flûte)

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CHANSONS QUI TUENT :
La Voz Dormida
La Cantada Del Diablo
El Poema De La Lluvia Triste

CHRONIQUEUR :
-the lord
(Avril 2006)
 

NOTE :
16 / 20
 
 
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Continuant à vivre comme des superstars dans les pays hispanisants et être totalement ignorés par le reste du monde, les membres de Mägo De Oz ont sorti dans le silence le plus profond la deuxième partie de leur trilogie Gaia avec le chapitre intitulé La Voz Dormida. Encore plus sombre et heavy que l'opus précédent, celui-ci est marqué par une ambition certaine. Entre les chanteurs invités (masculins et féminins), les parties orchestrales typées film score, le format double album, un concept complexe et un livret aussi fourni en explications qu'en photos, Gaia II: La Voz Dormida est un disque abouti qui peut, au départ, donner l'impression d'avoir les yeux plus gros que le ventre mais qui se révèle être un album aux couches multiples et richissimes.

Comme d'habitude, on entend énormément la double pédale de Txus sur les hymnes folk renfermés sur ces deux rondelles. Particulièrement à l'aise lorsque le tempo est frénétique, Mägo De Oz retrouve une certaine grâce dans les parties instrumentales avec cet album. Un peu moins tranchant dans les arrangements violon/flûte, il met surtout en lumière l'excellence de parties de guitares. Bien que ces dernières sonnent encore comme du Iron Maiden typique, on ne restera pas insensible à l'enchevêtrement de riffs que proposent le tonitruant La Voz Dormida (rappellant les moments forts des plus grands classiques du groupe), l'épique et déjà indispensable La Cantada Del Diablo (Missit Me Dominus), le ténébreux et terriblement heavy Aquelarre ou l'instrumental El Callejon Del Infierno dont la touche metal prog proche de Symphony X peut être perçue comme une relative surprise.

Gaia II: La Voz Dormida possède également de nombreux morceaux plus directs, parfaits pour être sortis en single sur le marché espagnol. Mägo De Oz donne alors tour à tour dans le heavy pur jus (El Paseo De Los Tristes), le folk festif (La Posada De Los Muertos, Hoy Toca Ser Feliz, Mañana Empieza Hoy) et la ballade people (Desde Mi Cielo, Creo (La Voz Dormida - Parte II)) tout en laissant une certaine sensibilité pop s'exprimer sur Hazme Un Sitio Entre Tu Piel. Les résultats sont discutables: si El Paseo De Los Tristes, Mañana Empieza Hoy et Creo (La Voz Dormida - Parte II) parviennent à survivre à deux écoutes, le reste est un peu simpliste et pas assez créatif pour s'intaller sur la durée. Les sons de claviers de débutant n'aident pas spécialement à se défaire de cette étiquette mais cela est un problème récurrent pour les neuf Espagnols.

Leurs principales qualités récurrentes, la folie dans les compositions et les lignes vocales, sont pour leurs parts bien en place sur Gaia II: La Voz Dormida. Même des morceaux presque anodins tels que Diabulus In Musica, Aquelarre ou El Poema De La Lluvia Triste trouvent systématiquement le riff, le break, le solo de guitare ET le refrain qui font toute la différence avec la concurrence. Il est donc clair que Mägo De Oz, depuis la sortie de l'excellent Leyenda De La Mancha, alterne enregistrements live transcendants avec albums studio de premier plan. Une ascension artistique immense dont il serait grand temps de prendre conscience dans notre Hexagone fermé d'esprit.

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