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MADONNA
Confessions On A Dance Floor (2005)
 

 
 
 

LINE UP :
Madonna (chant)
 
 
 
 
 
 

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CHANSONS QUI TUENT :
Hung Up
How High
Forbidden Love

CHRONIQUEUR :
-the lord
(Décembre 2005)
 

NOTE :
12.5 / 20
 
 
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Depuis ces débuts, Madonna a toujours su se transformer d'année en année, d'album en album, et imposer des tendances qui ne se limitaient pas seulement au domaine musical. Mais avec l'âge, la madonne s'est montrée un peu moins mordante et ses deux derniers albums (Music et American Life) malgré des ventes qui se comptent une nouvelle fois avec plusieurs millions n'ont pas eu la portée des grands classiques des années 80 ou du début des années 90. Il était temps de rectifier la trajectoire et de reprendre le contrôle d'une scène pop dictée par la loi de jeunes bimbos latinos... Et à quarante-sept ans, Madonna passait presque pour une simple outsider has been.

Comme pour faire oublier cet âge ancestral, la belle apparaît dans le clip de Hung Up aussi souple qu'une jeune vierge. Mais avec sa tenue rose bombon tout droit sortie d'un sac du Secours Catholique, on prend peur... C'est ça, sa révolution? Pas tout à fait, en réalité. Car malgré les apparences, ce n'est pas avec son look qu'elle veut marquer les esprits mais bien avec sa musique. Incontournable depuis sa sortie le mois passé, Hung Up a tout du très grand hit. Caractère dansant, sample ressuscitant un des groupes les plus aimés du siècle dernier (ABBA avec Gimme! Gimme! Gimme (A Man After Midnight)), production gargantuesque et une mélodie instantanément marquante, voilà qui pourrait commencer à expliquer le succès monstrueux rencontré par ce titre, le single le plus intéressant de la part de Madonna depuis bien longtemps.

Majoritairement écrit et produit par la paire Madonna/Stuart Price, Confessions On A Dance Floor sent bon la nostalgie. Comme bien d'artistes avant elle, Madonna est allée chercher dans son passé de quoi renaître artistiquement. Il faut dire qu'à la vue des médiocres Music et American Life, il était grand temps de se poser quelques questions. L'album, se présentant sous la forme d'une longue plage ininterrompue, est donc parcouru par un vent de nostalgie qui n'est pas sans rappeler les grands moments d'un True Blue ou d'un Like A Virgin. Toutefois, Madame Ritchie n'a pas oublié de réappliquer les bonnes idées de ces dernières parutions à commencer par une production hallucinante de propreté qui justifie à elle seule l'achat de ce disque pour tous les audiophiles. En dehors de la Lady et de Price on compte à la production des contributions de Bloodshy & Avant, Mirwais Ahmadzai, Jo Henry, Anders Bagge et Peer Astrom. Un travail minutieux qui enrichi la musique de nombreuses couches plus passionnantes les unes que les autres à découvrir (How High, Isaac) et permet à Confessions On A Dance Floor d'être une belle réussite rétrofuturiste.

Passé le stade où l'on défriche pour arriver au coeur de l'oeuvre, il n'y a honnêtement plus grand chose à se mettre sous la dent. Malgré un titre d'album alléchant, les confessions de Madonna sont bien pauvres et on retrouve sur chaque morceaux des paroles qui rivalisent de nullité (I Love New York est sûrement la plus ridicule). Ajoutez à cela quelques titres complètement ratés dont l'immonde Future Lovers ainsi qu'une seconde moitié de disque ne donnant plus vraiment envie de danser et on est un peu perdu. Heureusement en dehors du travail titanesque de production, plusieurs titres valent le détour. Ils permettront à Madonna d'opérer un retour bien mérité en sortant à intervalles réguliers de deux mois. Et franchement avec une telle pochette, vous n'avez pas envie d'aller rejoindre cette sulfureuse plante sous les spotlights?

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