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LUCA TURILLI'S DREAMQUEST Lost Horizons (2006) |
LINE UP : Luca Turilli (claviers) Dominique Leurquin (guitare) reste inconnu |
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CHANSONS QUI TUENT : Black Rose Energy Frozen Star |
CHRONIQUEUR : -the lord (Juin 2006) |
NOTE : 14 / 20 |
Entre ses deux projets parallèles sortant leurs albums à une semaine d'intervalle, Luca Turilli devrait satisfaire tous ses fans : les amateurs de son son typique avec son album solo The Infinite Wonders Of Creation ainsi que ceux qui lui reprochent de toujours faire la même chose grâce à Lost Horizons, première pierre discographique de Dreamquest. Exit le fantasy hollywood metal et place à un metal gothique à chant féminin sur lequel le guitariste italien troque sa six-cordes pour jouer des claviers.
Si les nappes de keyboards ne sont pas vraiment la force de Lost Horizons (l'intro de Shades Of Eternity, les bruitages de Too Late en constitueraient plutôt la faiblesse), la musique, elle, tient la route et se révèle une excellente alternative à Nightwish lors de lors période forcée de transition. Orchestraux, gothiques et mélodiques, les morceaux de ce premier album surprennent par leur identité musicale très forte : Luca Turilli a pleinement réussi à se renouveler aussi bien dans les arrangements que dans une production, signée comme d'habitude Sascha Paeth, plus moderne et moins lisse que d'habitude. Et bien que quelques incursions qui n'auraient pas dépareillé sur un opus de Rhapsody fassent régulièrement leur apparition (Sospiro Divino, Gothic Vision, Frozen Star) on a constamment l'impression que Turilli s'est vraiment cassé la tête pour réaliser un travail inédit.
Allant même chercher du côté de la pop gentille avec Energy, Lost Horizons, en dépit de sa prise de risques, ne se fourvoie que très peu. Finalement ce sont les morceaux les moins surprenants du début d'album (Introspection ou Virus) ou la ballade Dolphins Heart (confirmant l'extrême difficulté pour Turilli d'exceller dans ce domaine) qui consituent les uniques déceptions, ces chansons étant bien trop standards et prévisibles. Toutefois ces déceptions sont compensées par la qualité de Frozen Star, sorte de metal symphonique industriel, les refrains d'Energy, de Black Rose ou surtout de Too Late qui après des couplets un peu téléphonés prend son envol mais également les orchestrations ténébreuses de Gothic Vision. Ces bonnes surprises font de Lost Horizons un album agréable qu'on n'attendait pas de la part d'un musicien qui n'a plus rien à prouver si ce n'est qu'il est bourré de talent.

