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LOSTPROPHETS
Liberation Transmission (2006)
LINE UP :
Ian Watkins (chant)
Mike Lewis (guitare)
Lee Gaze (guitare)
Stuart Richardson (basse)
Jamie Oliver (claviers)
Lostprophets - Liberation Transmission
CHANSONS QUI TUENT :
Everyday Combat
Rooftops (A Liberation...
Can't Catch Tomorrow...
CHRONIQUEUR :
-the lord
(Août 2006)
NOTE :
13.5 / 20

Jouant à fond la carte du crossover punk/metal comme peut le faire Good Charlotte, Liberation Transmission, troisième album de Lostprophets, est celui qui devrait amener le groupe au niveau commercial auquel on l'a toujours attendu. Et au vu des charts anglais depuis début juillet, on peut dire que le pari est déjà bien engagé. Ne perdant pas en route quelques influences emocore et néo, le quintette a accouché rapidement de ce disque afin de ne pas répéter l'erreur de trop espacer ses sorties. Mais Liberation Transmission n'est pas pour autant bâclé ; même s'il est extrêmement formaté, il frappe juste et déborde d'hymnes punk rock à chanter à pleins poumons. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est Ian Watkins qui l'ordonne sur Rooftops (A Liberation Broadcast) par un "everybody scream your heart out" que l'on serait bien avisé de respecter.

Côté production, Lostprophets s'assure les services de Bob Rock (Metallica) et cela n'a pas été un investissement anecdotique destiné à alimenter la biographie des Gallois. Précis, fort, équilibré et constrasté, le son est exceptionnel et nous enchante à chaque fois que le groupe passe d'un couplet dépouillé à un refrain rempli de distortion et d'harmonies. Bien que l'on puisse légitimement en avoir ras le bol des intonations punk/emo des dizaines de groupes anglo-saxons à la Kerrang et des power ballades mélancoliques comme 4:am Forever, les chorus de Lostprophets sont tellement bons (Can't Catch Tomorrow (Good Shoes Won't Save You This Time), The New Transmission, Everybody's Screaming!!!, Rooftops (A Liberation Broadcast)) que l'on passe l'éponge. Un peu neuneus, certes, mais aussi indécrottables que l'aversion fiscale de Florent Pagny.

En y mettant un peu de bonne volonté, en passant outre les sonorités parfois tellement commerciales qu'elles deviennent écoeurantes et en pardonnant les similitudes troublantes avec Start Something, vous pourrez aussi devenir accro à une musique légère qui n'a pour seul but que de marier les plans catchy du punk rock avec la lourdeur des riffs du metal. Une démarche peut-être plus alléchante sur quelques écoutes que sur le long terme mais assez divertissante pour valoir le coup d'oreille, même distrait.

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