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Line-Up :

Martin Orford (claviers)

Peter Nicholls (chant)

Michael Holmes (guitare)

Paul Cook (batterie)

John Jowitt (basse)

  

 

IQ - Dark Matter (2004)

 

Chansons Qui Tuent :

Harvest Of Souls

Sacred Sound

You Never Will

 

   

 

    

 

 

En ces temps où il est bien difficile de trouver un pur album de prog qui ne cherche pas à partir dans des expérimentations foireuses ou à inclure des passages électroniques avant-gardistes, IQ arrive avec son nouvel album, Dark Matter. Celui-ci n'est certes pas très progressiste dans sa démarche mais il demeure incroyablement bien composé et interprêté avec les moyens qu'IQ s'est approprié depuis déjà plusieurs albums. Le combo joue ici à l'unisson son néo prog lyrique d'une profondeur qui laisseront tous les Spock's Beard et autres The Flower Kings pantois d'admiration...

Plus des deux tiers de la musique de Dark Matter est constituée par deux longues compositions qui ouvre et ferme l'album, respectivement Sacred Sound et Harvest Of Souls. Il vaut mieux que celles-ci soit intéressantes pour garantir un minimum de succès pour ce Dark Matter. Et IQ ne passe aucunement à côté de son sujet puisque ces deux titres sont, logiquement, les piliers de l'album. Sacred Sound et ses lignes de chant à la Jon Anderson (Yes est de toute façon l'influence la plus évidente des cinq musiciens du groupe) enchaîne subtilement les différents mouvements dans une sobriété aussi pure qu'elle est majestueuse. Ecoutez donc cet orgue en fin de chanson! Simple mais profond. Mais le groupe sait aussi se montrer à son avantage dans des parties plus techniques et heavy comme le prouve le solo de guitare final qui est joué sur une rythmique assymétrique typiquement metal prog.

Toutefois, le véritable bijou de ce disque est bel et bien Harvest Of Souls, aisément le meilleur morceau de la discographie du groupe. Bien que son intro soit un peu forcée, la suite ne fera que monter en puissance, chaque mouvement dépassant qualitativement son prédécesseur. Fait rare de nos jours où la course vers les morceaux les plus longs possibles est lancée, Harvest Of Souls suit un fil conducteur au cours de ses vingt-quatre minutes de sorte que l'on n'a pas l'impression d'entendre un patchwork artificiel de riffs. Et comme si la qualité immense des arrangements et de la conduite générale n'étaient pas suffisantes, Peter Nicholls enclenche l'opération séduction à grands coups de vocaux sensibles à mi-chemin entre pop et rock. Tout comme son camarade Martin Orford, il livre une performance de premier choix sur ce disque.

Les trois autres morceaux sont plus anecdotiques à côté de ses deux monuments frôlant la perfection. Bien que leur longueur ne soit pas celle d'un interlude, ils font davantage penser à des chansons de transition qu'à des oeuvres finies. You Never Will possède toutefois cette petite touche FM typique des combo de néo prog qui ravira les fans de Pallas. Là encore ce sont bien les lignes de chant qui éclaboussent de leur classe tout le morceau qui ajoute incontestablement sa pierre à l'édifice constitué par ce fantastique Dark Matter. Ses seuls défauts résident dans un léger manque d'inventivité musicale, mais quand l'inspiration est à ce point présente un disque ne peut pas être mauvais.

 

16/20

 

-the lord (Juin 2004)

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