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Line-Up :

Andi Deris (Chant)

Michael Weikath (Guitare)

Markus Grosskopf (Basse)

Sascha Gerstner (Guitare)

 

 

 

Helloween - Rabbits Don't Come Easy (2003)

 

Chansons Qui Tuent :

Nothing To Say

Back Against The Wall

 

 

   

 

    

 

 

Après des remaniements incessants de line-up et un album peu conventionnel (The Dark Ride), Helloween revient avec un album plus dans l'esprit "happy happy Helloween". Rien que le titre du disque (et le joli pop up de lapin dans le digipack) le prouve! Proposant des compostions très variées où tous les membres du groupe ont pu participé, Rabbits Don't Come Easy est la synthèse parfaite de toutes les périodes aussi nombreuses qu'éclectiques des citrouilles. On trouve donc une cascade de bons titres interprétés avec force et vigeur qui ne vous feront toutefois pas oublier leur passé glorieux...

Les chansons de type "single" ne sont pas les plus intéressantes mais elles ont le mérite d'être directes et assez bien écrites pour rester intéressantes. Just A Little Sign se démarque par un refrain percutant qui fera de ce titre un bon opener en concert. Musicalement parlant, c'est assez pauvre avec double grosse caisse à fond. Heureusement ce refrain est vraiment bon. Open Your Life est déjà plus élaboré. Le riff est assez traditionnel mais les lignes vocales de Deris, elles, sont plus recherchées variant intelligemment entre agressivité et moments plus calmes. Do You Feel Good est pour sa part un titre résolument joyeux. Le riff est sautillant à souhait et le refrain s'inscrit parfaitement dans cette lignée. Il révèle un jeu de batterie (Mikkey Dee) très rock and roll; une dimension qui se retrouve assez souvent sur ce disque. Le solo de guitare est un de seuls valables de la galette, globalement peu fournie en soli de qualité.

Mais on trouve sur ce Rabbits Don't Come Easy, des chansons qui rappellent les moments les plus sombres de The Dark Ride. Le riff de Hell Was Made In Heaven aurait pu être utilisé sur cet album. Sun 4 The World n'est pas des plus gais non plus. Gerstner a composé ce titre et apporte une influence Freedom Call indéniable et indirectement de Gamme Ray (son batteur Dan Zimmermann officie également dans Freedom Call). Le refrain est magistral une fois de plus sur ce titre et le solo de Gerstner qui s'en suit n'est pas mauvais non plus. Back Against The Wall possède des couplets à l'ambiance inquiétante compensés par un refrain tonitruant de puissance. Une véritable décharge mélodique.

Rabbits Don't Come Easy comporte également son lot de ballads et power ballads bien people. Ce sont ces titres qui plombent l'album. Elles sont trop convenues. Never Be A Star emprunte la voie de la facilité avec sa mélodie axée sur le refrain (assez pauvre d'ailleurs). Ca se laisse bien écouter mais aucun effet sur le long terme de l'auditeur. Don't Stop Being Crazy verse carrément de le people one eyed jack. Mais ce titre possède au moins de bonnes lignes vocales, particulièrement dans les couplets, le refrain étant prévisible à des kilomètres.

L'autout majeur de Rabbits Don't Come Easy est son titre le plus déjanté (et le seul à caractère progressif): Nothing To Say signé Michael Weikath. Le riff rock n roll se marie à merveille au jeu de Mikkey Dee. De leur côté, les couplets sont un clin d'oeil non dissimulé au Whole Lotta Love de Led Zep, sans doute un des titres les plus pompés de la terre. Deris se fond parfaitement dans le moule du chanteur burné des 70s jusqu'au refrain en break reggae!!!! Oui vous avez bien lu, la guitare prend une sonorité reggae pendant quelques mesures pour revenir vers un son plus gras. Deris qui vole la vedette sur ce titre aura l'occasion de se mettre encore en valeur lors d'un mouvement plus posé où chaque instrument disparaît peu à peu. Il mumure alors quelques paroles pour finir le titre en trombe et ainsi s'assurer des fins de concerts apocalyptiques. En effet le riff de fin est parfait pour jammer et/ou pour sortir de scène sous les "viva" des fans en furie!

Helloween signe donc un bon album dans l'absolu mais toujours un peu décevant pour un groupe de son calibre. Cependant la volonté de bien faire est bien là, une chanson comme Back Against The Wall le prouve bel et bien. Rabbits Don't Come Easy montre un refus de la stagnation et on ne peut que saluer l'initiative des Allemands qui ont trouvé en Sascha Gerstner une recrue de choix.

 

15/20

 

-the lord

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